
Système éducatif africain
Addis-Abeba abrite du 14 au 18 février 2024 le 37 e Sommet de l’Union africaine sous le thème : « Éduquer une Afrique digne du XXI e siècle : Construire des systèmes éducatifs résilients pour un accès accru à un apprentissage inclusif, tout au long de la vie, de qualité et pertinent en Afrique ».
En prélude au prochain Sommet,le professeur Mohammed Belhocine commissaire de l’UA pour l’éducation ,la science ,la technologie et l’innovation a déclaré le 15 février au cours d’une conférence de presse que :« La transformation numérique nous permettra d’atteindre davantage d’enfants, en particulier dans les zones reculées ». Pour améliorer la situation actuelle peu reluisante, le continent a l’obligation de renforcer la capacité des enseignants à enseigner l’histoire avec les sources africaines. Il en a profité pour mettre en lumière la situation du système éducatif africain.
Horizon 2030
Il propose d’accorder désormais une attention particulière à la qualité de l’éducation, aux infrastructures et à la qualification des enseignants .Selon ses propos, nous devons renforcer les capacités de nos enseignants afin qu’ils puissent enseigner l’histoire de l’Afrique à l’aide de sources africaines et d’un récit africain, car, nous utilisons souvent le récit colonial au lieu d’utiliser le récit africain. Pourtant les ressources sont disponibles en matière de connaissances sur l’histoire de l’Afrique, en plus, rédigée par des experts africains. « Comme vous le savez, l’UNESCO a fait un excellent travail en rédigeant l’Histoire générale de l’Afrique sous la direction d’un érudit africain très, très ancien et très connu, qui s’appelle joseph Kizerbo », a -t -il ajouté.
La population d’âge scolaire sur le continent s’élève à un demi-milliard de personnes. Sur ce nombre, près de 100 millions ne vont pas à l’école. Notamment des personnes âgées de 5 à 19 que l’Afrique dispose d’une masse de 100 millions d’enfants qui ne sont pas socialement intégrés étant donné que l’intégration sociale passe par l’école. Au sujet du nerf de la guerre, selon les prévisions, l’Afrique pourrait avoir besoin de 90 milliards de dollars US pour parvenir à la couverture universelle à l’horizon 2030.L ’Afrique doit poursuivre ses investissements dans la science, la technologie et l’innovation, poursuivre la formation des enseignants à l’utilisation du numérique afin d’inculquer aux enfants le virus numérique.
Joseph Kapo/HAM
Addis -Ababa






