6 87 de villages camerounais pourraient donc sortir du noir dès cette année 2022. Notamment grâce au lancement effectif du Projet d’électrification rurale et d’accès à l’énergie dans les zones sous-desservies au Cameroun (Perace). Si l’on en croit le ministre de l’Eau et de l’Énergie (Minee), Gaston Eloundou Essomba qui, le 17 janvier dernier à Yaoundé, déclarait au cours de la 5ème session du Comité de pilotage de ce projet qui vise à électrifier 687 villages dans Extrême Nord, Nord, Adamaoua, Est, Sud-Ouest et Nord-Ouest que, «2022 est une année charnière qui correspond à la revue à mi-parcours du projet, mais également, au démarrage effectif de la phase pilote de réalisation des branchements à travers le fonds revolving qui va concerner les zones périurbaines et urbaines, opération qui vise à terme la réalisation de 163000 branchements sociaux en partenariat avec Eneo». Selon le ministre, l’année en cours va consacrer le paiement des indemnisations et le démarrage effectif des travaux d’électrification rurale notamment dans les régions de l’Extrême-Nord et de l’Est.
Approuvé décembre 2018, le Perace est le fruit de la coopération entre le Cameroun et ses partenaires techniques et financiers. Le projet a déjà bénéficié d’un financement de la Banque mondiale d’un montant d’environ 85 milliards de FCFA en vue notamment de l’électrification d’environ 417 localités sur 687 villages visés au final et la réalisation d’environ 120 000 branchements à l’horizon 2025 précisément, dans les régions de l’Extrême-Nord, Nord, Est, Nord-Ouest et Sud-Ouest.
Selon le Minee, les discussions sont en cours avec la Banque européenne d’investissement (BEI) pour boucler le financement dédié aux travaux d’électrification rurale dans les régions de l’Adamaoua et du Nord et la réalisation d’environ 100000 branchements, à hauteur d’environ 39 milliards de FCFA. L’Union européenne (UE), elle, a déjà mobilisé une subvention de 10,6 milliards FCFA pour compléter le financement de la BEI.
Seulement, selon les informations du Minee, ce projet fait face à des difficultés de divers ordres depuis 2020. À titre d’illustration et sans être exhaustif, l’on cite les effets de la crise sécuritaire sur le respect du calendrier des activités ainsi que des lenteurs dans le processus de passation des marchés. L’impact attendu du projet est pourtant considérable. Les conditions de vie de près 1931 000 personnes devraient être améliorées du fait de l’utilisation de l’électricité au quotidien.






