Monsieur l’administrateur, quelles sont les activités menées ces derniers mois dans les principales villes du Cameroun ?
A Garoua, Douala et à Yaoundé, pour mener à bien nos activités, nous travaillons avec près de 15000 producteurs organisés en GIC, partenaires de la Mirap. La Mirap peut se targuer de constituer un bloc regroupant les GIC et les Organisations de producteurs (OP) qui approvisionnent les marchés témoins de vente Mirap (MTV). Depuis octobre 2021, on a mené des campagnes de sensibilisation et d’information en direction des bénéficiaires des appuis gouvernementaux des programmes agropastoraux, et piscicoles. En concertation avec les autorités administratives, nous avons identifié les sites de Bafoussam, Garoua et autres.
Un plan de communication est mis en place pour informer les consommateurs sur les lieux de vente de la Mirap. Depuis le 12 janvier 2022, ils sont aménagés et sont prêts à accueillir les OP, les opérateurs économiques. Il y a de l’affluence dans les sites, les choses se passent plutôt très biens, les OP ont répondu très favorablement et se relaient en approvisionnement dans les différents marchés de la MIRAP.
On est obligé de faire un calendrier de manière à ce que les approvisionnements soient cycliques. Elles viennent du Haut- Nyong, de Messamena, d’Akonolinga, de la Lekié, de la Mefou Afamnba, du Nkam. Celles de Douala viennent du Moungo, du Nkam, pour le Sud-ouest elles viennent de Limbe, de Banguem. Le MTV Mirap de Bafoussam est approvisionné par celles du Noun, de la Menoua et des Bamboutos. Voilà l’organisation mise en place sous l’impulsion du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.
A mi-parcours quelle est l’évaluation que l’on peut en faire ?
On peut dégager une note de satisfaction car il y a abondance des approvisionnements. Les prix sont maitrisés, les consommateurs ne boudent pas leur plaisir de s’approvisionner et font des économies en achetant sur nos marchés. Les différents reportages diffusés par certains médias sur le terrain laissent croire que nous avons atteint le but de mobilisation fixé par le chef de l’Etat Paul Biya, chacun à son niveau afin que la CAN soit une très belle fête. Nous croyons avoir apporté notre modeste contribution pour y parvenir. Au niveau de Limbe, nous sommes installés en face du marché pour donner le prix réel, essayer d’atténuer les velléités d’augmentation de prix parles commerçants véreux.
La Mirap a œuvré comme une vitrine de référence en matière des prix pendant la Can 2021, nous sommes appuyés par le délégué régional du Commerce du Sud-ouest. Les partenaires de la Mirap approvisionnent les marchés de Buea, appuyés par les OP du bassin du Nkam, à la satisfaction des consommateurs. Je reviens de l’Ouest pour renouer des contacts avec nos partenaires et les rassurer sur notre disponibilité à les accompagner. Je n’y étais pas depuis car, il y a des préoccupations de trouver d’autres sites à Douala et Yaoundé.
Quelles sontles perspectives de la Mirap, au sortir de la CAN ?
Le plus gros défi est de pouvoir construire un Complexe de magasin témoin de vente à Yaoundé, le plus gros magasin de stockage. Nous sommes en phase terminale de mise à disposition d’un site. Dès qu’il sera disponible, les consommateurs pourront être servis deux fois par mois : à la quinzaine et à la fin du mois. A Douala, nous sommes très engagés aussi à la recherche d’un site pour construire un MTV Mirap. On continuera de les organiser où ils sont absents. A Maroua, Ebolowa, Bertoua, Ngaoundere, ils vont continuer à être opérationnels tous les jours, de 8 heures à 17 heures, de lundi à samedi. Nous allons mobiliser les OP afin qu’elles continuent.
En termes de difficultés, on aurait souhaité avoir plus d’un site à Yaoundé, mais la préférence a été accordée à un certain nombre de de fans zone, certains producteurs ont évoqué des problèmes de transport. On a trouvé des palliatifs. La Mirap est au service des consommateurs. Nos efforts vont toujours dans le sens de rendre disponibles et à moindre coût, les produits de grande consommation.






