Café africain
Comment sortir du diktat des marchés boursiers
« Ajouter de la valeur à notre café constitue le meilleur moyen le plus sûr de sortir du diktat des marchés boursiers, dont les mécanismes de fixation des prix nous échappent totalement, et d’assurer une rémunération convenable à nos producteurs .Le deal que nous devons sceller ici à Kampala est que « cela cesse, que nous cessions d’approvisionner les usines des autres à travers le monde, que nous cessions de consommer notre café transformé par les autres », a recommandé le Ministre du Commerce représentant personnel du Chef de l’Etat Camerounais SE Paul Biya au Sommet du G25 sur le café africain du 8-9 août 2023 à Kampala en Ouganda.
En présence des Chefs d’Etats et de Gouvernement, des Ministres ,du Président en exercice de l’Organisation Interafricaine du Café (OIAC) SE Girma Amente ,et de nombreuses personnalités ,le Chef de délégation Camerounaise qui répondait sur instructions présidentielles à l’invitation adressée au Cameroun par SE Yoweri Museveni, Président de la République de l’Ouganda ,a rappelé que le Cameroun a toujours compté parmi les leaders de la production du café en Afrique(160000 tonnes pour la campagne 1986-1987,qui faisait du Cameroun le 2 ème producteur africain avant la chute des prix ayant occasionnée un déclin progressif de la filière .
Atouts du Cameroun
Pour y remédier, une stratégie de développement de la filière a été élaborée en 2010 par le Gouvernement, avec l’appui des partenaires au développement. Elle a pour mission fondamentale, de passer d’une filière de subsistance, à une filière professionnalisée et durable, économiquement profitable pour les différents acteurs. D’après le Chef Département ministériel en charge des questions commerciales, le Ministre Luc Magloire Mbarga Atangana, le thème du Sommet du G25 sur le Café Africain : « Transformer le secteur café africain du café par la valeur ajoutée », correspond aux attentes de la stratégie camerounaise de développement du café. Pour sortir de la conjoncture, il soutient qu’« il faut transformer et consommer localement notre café, en droite ligne des Prescriptions de nos Chefs d’Etats à Kigali, le 21 mars 2018, à l’occasion de la signature de l’Accord de la Zone de Libre –Echange Continentale Africaine : « produire pour l’Afrique, consommer africain ».
Le Cameroun qui soutient l’intégration du café dans la stratégie Africaine des matières premières portée par l’Union Africaine dans le cadre de « l’Agenda 2063 :l’Afrique que nous voulons » ,qui vise à faire passer l’Afrique d’un simple fournisseur de matières premières pour le monde en un Continent, dispose du plus grand marché au monde à travers la ZLECAF ,de femmes dynamiques, capables d’impulser la transformation structurelle de la filière, de 60% de terres arables existant dans le monde .





