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Production pharmaceutique
Les médicaments contrefaits dans le viseur de l’Agence africaine du médicament
Sept comités d’experts ont été instaurés le 26 octobre 2026 au Rwanda par l’Agence africaine du médicament (AMA) .
Ce groupe dont les sept comités d’experts ont prêté serment le 27 de ce mois à Kigali, est chargé de l’évaluation des vaccins et produits biologiques, de la surveillance des essais cliniques ou encore des dispositifs médicaux et des technologies émergentes de diagnostic.
Dans le cadre de renforcement des capacités, ces pôles serviront de plateforme de coordination pour les régulateurs et les industriels. Le premier pôle servira de porte d’entrée aux fabricants qui ambitionnent d’explorer le marché africain. Le second quant à lui ,a pour mission de renforcer les capacités et les régulations à travers un travail de coopération et de formation.
Selon le Dr Delese Mimi Danko, Directrice générale de l’Agence africaine du médicament, « nous mettons en place les structures scientifiques qui permettront à l’Agence de remplir son mandat et d’appuyer les décisions règlementaires à l’échelle du continent. Ce sont des experts, par leurs connaissances, leur jugement et leur intégrité qui détermineront la crédibilité de nos travaux ».
99 % de vaccins importés
L’AMA voudrait ainsi créer une autorisation unique à l’échelle du continent et renforcer la production des médicaments locaux et concrétiser ainsi un vœu si cher à l’Union africaine responsable de la création de cette structure dans le but d’assurer l’autonomisation de l’Afrique en médicaments.
Selon l’OMS, l’Afrique importe 99 % de ses vaccins et plus de 70 % de ses médicaments. L’AMA a entre autres priorités la lutte contre les médicaments de contrefaçon et l’harmonisation des règlementations dans le but de favoriser le développement de la production pharmaceutique. Solomon Onen, expert de l’AMA, précise qu’« il est question de renforcer les capacités de production locale, en apportant un accompagnement scientifique aux innovateurs du continent, en les aidant à se conformer aux bonnes pratiques de laboratoire et les accompagner dans la préparation des dossiers, indispensables pour accéder au marché africain ».
Joseph kapo




