Joseph KAPO

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AFRIQUE DU SUD-PRESIDENCE REUSSIE DU G20: New African – le Magazine de L’Afrique Politique African Business African Banker Culture Société Entretien Opinion Diaspora Innov Africa Deals Close Politique L’Union africaine veut s’affirmer au G20 L’Union africaine veut s’affirmer au G20 ParLaurent Allais Publiéavril 28, 2026 FacebookMastodonEmailPartager Après la présidence réussie du G20 par l’Afrique du Sud en 2025, les pays africains affinent leurs positions afin de faire entendre leur voix dans le concert des Nations. L’UA (Union africaine) se prépare, à l’approche d’échéances internationales importantes. Depuis quelques années, l’organisation panafricaine a voix au chapitre au sein du G20 et la présidence de cette instance par l’Afrique du Sud, en 2025, a été remarquée. Et pas seulement en raison de l’hostilité de l’administration Trump. Afin de garantir que le continent reste coordonné, influent et stratégiquement positionné, l’Union africaine organise la réunion de ses membres afin d’éviter la cacophonie. Elle tient en ce moment même, en Guinée équatoriale, une « retraite » de représentants de ses pays membres, des institutions financières techniques et les partenaires clés. Ce, afin d’évaluer les réalisations et les enseignements tirés de la présidence sud-africaine de 2025, ainsi que d’examiner les priorités des États-Unis pour 2026, notamment la croissance économique, la déréglementation, l’abondance énergétique, le commerce et l’innovation, afin d’identifier les domaines offrant un levier stratégique. « Le succès de notre adhésion permanente au G20 sera mesuré par notre capacité à produire des résultats qui accélèrent l’industrialisation de l’Afrique, s’attaquent au lourd fardeau de la dette et favorisent une croissance inclusive et équitable. » Au cœur de l’ordre du jour figure l’alignement des pays africains autour des priorités communes de l’Agenda 2063 afin d’assurer une transition « en douceur » de la présidence de l’Angola au Burundi en 2026 et d’adopter une feuille de route stratégique pour l’engagement dans tous les volets du G20. Dans son allocution de bienvenue, Simeón Oyono Esono Angüe, ministre des Affaires étrangères de Guinée équatoriale (photo ci-dessus), a souligné la nécessité d’une action collective. « Notre présence ici marque un tournant dans notre diplomatie. Nous ne nous contentons plus d’observer les décisions mondiales ; nous y participons activement afin de nous assurer qu’elles reflètent les réalités de nos peuples ». Réagir au camouflet infligé à l’Afrique du Sud De son côté, l’ambassadeur Fathallah Sijillmasi, directeur général de la Commission de l’Union africaine, a souligné que le siège permanent de l’UA devait s’appuyer sur un mécanisme interne rigoureux pour faire avancer l’agenda du continent. « Notre objectif est d’aller au-delà de la simple participation pour avoir un impact réel, en établissant le cadre institutionnel nécessaire pour garantir que les priorités spécifiques de l’Afrique, de la transformation numérique au financement des infrastructures, soient défendues sur le plan technique et soutenues politiquement à tous les niveaux du processus du G20. » Sara Silva Sara Silva De son côté, l’ambassadrice Sara Silva a dressé le bilan des progrès réalisés au cours du cycle précédent, soulignant les avancées importantes obtenues sous la présidence historique de l’Afrique du Sud au G20, notamment une meilleure visibilité des priorités de l’Afrique dans les discussions économiques mondiales et une coordination renforcée entre les États membres de l’UA. Elle a insisté sur l’importance de préserver la mémoire institutionnelle et d’assurer la continuité alors que l’Union africaine s’engage dans le cycle 2026. Tandis que le Tchadien Mahamat Ali Hassan a rappelé aux participants que la souveraineté économique reste au cœur de la réalisation de l’Aspiration 7 de l’Agenda 2063, qui vise à positionner l’Afrique comme un acteur mondial fort, uni, résilient et influent. Il a souligné que le renforcement des capacités de production nationales, la promotion de l’industrialisation, la promotion du commerce équitable et la réduction des dépendances structurelles sont essentiels pour renforcer la voix et le pouvoir de négociation de l’Afrique au sein des plateformes de gouvernance mondiale telles que le G20. Dans son discours d’ouverture, Francisca Tatchouop Belobe, commissaire de l’UA chargée notamment du développement économique a évoqué les questions qui fâchent, à savoir les relations avec les Occidentaux et le fait qu’aucune invitation n’ait été adressée à l’Afrique du Sud pour le sommet du G7 en France. Elle a indiqué que l’Union africaine s’était engagée par les voies diplomatiques appropriées, soulignant que cette évolution risquait de compromettre les principes d’inclusivité et de consensus qui guident depuis longtemps le processus du G20. Elle a réaffirmé que l’UA continuerait à dialoguer avec ses partenaires et les États membres afin de préserver les intérêts collectifs de l’Afrique et de garantir la participation pleine et effective des membres africains au sein du G20. Pour des résultats concrets Elle a souligné que « même dans ce contexte unique, l’Afrique doit rester déterminée à obtenir les meilleurs résultats possibles du cycle du G20 de 2026 en faisant progresser les priorités de l’Agenda 2063, en renforçant la participation coordonnée et en veillant à ce que la voix du continent reste visible et influente dans tous les axes de travail du G20 ». Ajoutant : « Nous devons nous appuyer sur l’expertise des partenaires de l’Union africaine et sur l’expérience des anciens sherpas de l’UA au G20 pour assurer la continuité et l’engagement stratégique. L’Afrique doit continuer à tirer le meilleur parti de la présidence américaine du G20 alors que nous nous tournons vers le retour à un ordre régulier sous la présidence britannique du G20 en 2027. » Avis partagé par l’ambassadeur Willy Nyamitwe (Burundi) : « Le succès de notre adhésion permanente au G20 ne se mesurera pas à notre présence à la table des négociations, mais à l’impact tangible de nos contributions. Il sera mesuré par notre capacité à produire des résultats qui accélèrent l’industrialisation de l’Afrique, s’attaquent au lourd fardeau de la dette qui pèse sur nos économies et favorisent une croissance inclusive et équitable pour les 1,4 milliard d’Africains que nous représentons, faisant ainsi progresser les aspirations de l’Agenda 2063 : L’Afrique que nous voulons. » Enfin, Iván Bacale Ebe Molina, ministre des Finances de la Guinée équatoriale, a abordé les impératifs économiques de la feuille de route pour 2026. « Alors que nous nous tournons vers le cycle de 2026, notre priorité reste la réforme de l’architecture financière internationale. Nous sommes ici pour veiller à ce que les systèmes financiers mondiaux servent les objectifs d’industrialisation et d’énergie de l’Afrique, plutôt que de les entraver. » LA, d’après un compte rendu de l’UA. @NA FacebookMastodonEmailPartager Mots clés:G20 Panafricanisme Union Africaine Écrit par Laurent Allais Article précédent Vers une forte hausse des prix de l’énergie Article suivant Quelques découvertes beauté Laissez un commentaire Entrez le nom Entrez l’e-mail Saisir un commentaire Articles récents Pour une action transformatrice en faveur du développement La violence au travail, un phénomène souvent invisible Les ministres des Finances réclament une refonte des règles Le dynamisme perfectible du secteur privé marocain La sortie des Émirats de l’OPEP, un signal géopolitique Catégories Sélectionner une catégorie Sites du Groupe African Business New African African Banker Femme Africaine Articles Liés Algérie où est l’opposition ? 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