










111 e session du Conseil International du Cacao
L ’impact de la décision du Président Donald Trump d’imposer les nouveaux tarifs en débat
C’est par la Commission Consultative sur l’Economie Cacaoyère présidée par le directeur Exécutif de l’ICCO, Michel Arrion , qu’ont démarré les assises de la 111 ème session du Conseil International du Cacao (ICCO ) le lundi 07 avril 2025 au Hilton hôtel de Yaoundé et ce ,jusqu’au 10 avril 2025 .
En attendant la cérémonie d’ouverture officielle ce 08 avril par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, président en exercice de l’ICCO, des consultations ont été faites par les experts des 52 pays membres .Notamment ceux du secteur privé ,de la société civile ,des Organismes étatiques tels le Conseil Café Cacao de la Cote d’Ivoire , l’association européenne des pays producteurs du cacao , l’Office National du Cacao et du Café (ONCC ) ,le Fonds de Développement des filières Cacao et Café (FODECC ),la Société de développement du Cacao (SODECAO) ,le Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café ,en présence du Représentant Permanent de la Côte-d’Ivoire au sein des Organisations Internationales des Produits de Base ,l’ambassadeur Aly Toure .
L’ossature des assises a été évoquée par Michel Arrion : « Les prix demeurent élevés depuis 2024. Mais, la question qui taraude l’esprit c’est jusqu’à quand ces prix vont demeurer élevés ? La question liée à la protection de la quantité .Le marché est le lieu de rencontre entre l’offre et la demande .Les discussions seront guidées par le Département des statistiques de l’ICCO .D’autres opinions seront évoquées sur d’autres aspects tels l’attractivité des prix, l’impact des changements climatiques, comment quantifier certaines maladies des plantes. Nous sommes appelés à réfléchir sur les demandes, comment quantifier l’impact des maladies, l’usage des engrais .Ils sont devenus chers depuis la guerre en Ukraine qui est le principal producteur .La guerre Russo-ukrainienne a eu un grand impact sur les prix des engrais voilà le premier sujet. Le deuxième sujet aura trait à l’accès au marché notamment les USA en raison de la décision du Président américain Donald Trump d’imposer les nouveaux tarifs sur le marché domestique ».
Le projet de mise en place d’une Bourse africaine ne sera pas négligé : « Nous avons atteint la bourse .Les prix sont fixés à Londres ou New York ce qui a un impact sur la consommation. La demande européenne et américaine est forte. Nous avons atteint un taux élevé de consommation, ajouté à la croissance démographique .Les regards sont désormais tournés vers le marché asiatique. Nous allons examiner la possibilité de mener une campagne collective de promotion du cacao en Asie .Le projet de création d’une Bourse africaine sur le Cacao est très important, pourquoi ne pas avoir une Bourse dans un pays consommateur ?En Afrique de l’Est ou Centrale .Le plus grand producteur est la cote d’ivoire, le Nigeria ,le Ghana ,le Cameroun. La possibilité d’avoir une bourse régionale d’échanges africaine permettra de coordonner. La bourse est implantée chez les consommateurs pourquoi pas dans un pays producteur ? .Il nous a été demandés d’étudier la possibilité d’implanter une Bourse régionale en Afrique de l’Est ou Centrale. Mais ce n’est pas facile, car il existe quatre pays aux systèmes juridiques et monétaires différents, quatre monnaies. Nous croyons en la réalité de la ZLECAF mise en place par l’UA visant à faire du continent un marché unique. Ce sera une grande opportunité de démontrer la faisabilité de la ZLECAF », a déclaré Michel Arrion.
L’impact de la ZLECAF sur les prix du Cacao
L’idée de création d’une bourse africaine du cacao ne date pas d’aujourd’hui .Le patron de l’ICCO déplore qu’« Il n’est pas normal que le prix du cacao qui est produit à 80 % en Afrique de l’Ouest et Centrale, soit fait en Livre Sterling à Londres ou en Dollar à New York. Que quelques pays contribuant à la vaste majorité des volumes puissent se coordonner pour établir une Bourse africaine du cacao. Nous croyons beaucoup à la ZLECAF instituée par l’UA .Le cacao pourrait être justement être une belle occasion de démontrer la faisabilité des échanges régionaux entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’ouest et divers pays africains .Ca permettra aussi de fixer les prix du cacao localement, en CFA ,en Naira ,en Cedi , de démontrer que des opérations régionales sont possibles , de rapprocher cet exercice du paysan . Si le producteur voit le prix se former dans son pays ou dans un pays d’à côté, il aura mieux conscience de la réalité, les marges de tous ceux qui interviennent dans la chaine de valeur vont se réduire. Cette bourse pourra contribuer à l’augmentation de la part des producteurs dans l’augmentation de la valeur globale du prix du cacao », a-t-il conclu.
Les assises de l’ICCO annoncées le 04 avril 2025 au cours d’un point de presse par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana , en prélude à l’ouverture des travaux , Michael Ndoping ,directeur général de l’ONCC a évoqué les raisons de ce bond spectaculaire connu par le prix du cacao Camerounais : « C’est le système d’amélioration de la qualité mis en place .Le cacao est commercialisé par origine et par Grades : grade 1, grade 2 en plus du hors standard .Le Gouvernement a instauré la Prime Qualité en 2018 pour emmener les planteurs à mettre sur le marché des produits de qualité .Deuxièmement ,il a instauré des Centres d’Excellence qui sont des centres spécialisés où la fève est récoltée, fermentée sous un système de contrôle, séché sous contrôle avec pour résultat un cacao de qualité irréprochable. Tous ces éléments ont permis d’avoir le prix flamboyant observé partout dans le monde .Le résultat qui découle de la Prime Qualité est le cacao premium, ce qui a permis d’ atteindre le niveau actuel des prix ».
D’autres centres d’intérêts auront trait à la prévision, la promotion du générique : « Nous pensons que la consommation du chocolat étant élevée en inde à cause de sa grande population, l’inde peut être un grand marché pour nous. Pour revenir sur l’embellie actuelle, nous sommes le régulateur mais, le crédit ne nous revient pas .Le crédit revient au Ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana qui a décidé contre les avis contraires .Il a opté pour ce système qui permet aux producteurs de gagner au maximum, le résultat est là .En plus d’autres actions prises ,il y a eu des mesures d’accompagnement par les Ministères du Commerce, de l’Agriculture et du Développent rural, de la Recherche Scientifique pour mettre sur le marché des produits de qualité .En 2018,l’Etat a instauré la Prime Qualité pour encourager les producteurs à faire de la qualité .Tous ces facteurs font que nous mettons sur le marché le meilleur cacao du monde .Il a mis en place des Centres d’Excellence pilotés par le CICC où on emmène les producteurs à avoir un itinéraire technique au niveau de la récolte ,du décabossage, de la fermentation .Tous ces facteurs combinés font que les prix sont intéressants .Les producteurs sont contents ,tout le monde est content y compris l’ONCC » a conclu Michael Ndoping .
Joseph Kapo





