





Akak/Haute Sanaga
Lutte contre la pauvreté à travers la culture du manioc.
A l ‘initiative d ‘un groupe de jeunes originaires de la Région de l’Extrême -Nord est créé un projet de culture du manioc. Implanté sur une superficie de sept hectares, il est dirigé par Abamou-Da qu’assiste au quotidien Abamou Kawara.
Le projet situé dans la localité d’Akak , Département de la Haute Sanaga, Région du Centre, nécessite le soutien du gouvernement Camerounais ,des partenaires mème de la diaspora pour l’extension de cette activité porteuse d’espoir pour la jeunesse en quete d’emplois .
Parmi les défis à relever figurent ceux de la main -d’ œuvre coûteuse,de la transformation ,d’accés à l’eau ,aux financements , d’acquisition des fertilisants etc . »Pour les engrais bio,on prend les feuilles de vache ,on ajoute l’eau ,on laisse fermenter,on met les dechets de copots .En plus,le climat actuellement n’est pas stable, du coup on a cette difficulté de precipitation »,raconte ce jeune promoteur .
Soucieux de préparer la retraite,il a été motivé par l’abondante ressources inexploitées dont regorge son pays : » je me suis rendu compte que nous avons du potentiel ici et qui n’est pas exploité.Nous avons besoin des matieres premieres que ce soient au niveau du manioc,couscous,tapioca .Au marché de Nanga,on n’en traouve pas .Parfois quand c’est disponible ,ca coùte un peu cher,c’est ca qui m’a poussé à lancer le projet . faire le manioc ,le tapioca,les feuilles,les tubercules,un petit vere de tapioca c’est 200 fcfa,il n’est pas accessible à tout moment .Je me suis dit qu’avec ce projet ,si je transforme du manioc,je pourrais approvisionner toute la zone de Nanga Eboko »,a-t-il précisé.
La transformation artisanale étant peu rentable, il fait recours à son ingéniosité pour avancer : » On prend les bourses de vaches, on mélange avec la cendre pour rendre le sol un peu basique et on laisse fermenter .On mélange avec les déchets de copots et d’autres .Actuellement ,nous avons déjà mis en place 7 ha .Nous sommes entrain de labourer 2ha supplémentaires. Le but étant d’atteindre au moins 50ha « .
Pour apporter leur contribution à la promotion du « Made in Cameroon » dans le cadre de la politique de promotion d’import-substitution mise en place par les pouvoirs publics,ils comptent sur l’appui étatique et le partenariat pour l’acquisitiin des équipements: : »Quand on vend en tubercules ,transformation de facon locale ,n’est pas rentabke .Dans le registre des difficultés,ca fait 2 semaines qu’on a pas eu de pluies,on a ce probleme d’eau .Raison pour laquelle nous envisageons de mettre sur pied un systeme systhéme d’irrigation ».
Pour ces jeunes entrepreneurs agricoles ,,les recoltes doivent étre échelonnés pour leur permettre de produire à tout moment .Ce qui justifie cette doléance : »Si le Gouvrnement peut nous aider en matiere d’équipements de transformation .On est déjà né et on prepare déjà la retraite .L’autre objectif c’est de lutter contre la pauvreté .On a souvent 10-20 personnes qui viennent travailler ici .Comme vous pouvez voir,on dit vraiment que la terre ne trompe pas,voilà clair ce que je dirais aux aux jeunes qui vagabondent en ville ou qui cherchent la Fonction publique à tout prix ,de revenir vers l’agriculture et d’etre sérieux,on ne jongle pas avec l’agriculture .Si on retrousse les manches comme l’a dit le Chef de l’Etat ,S.E Paul Biya , on peut gagner son pain et réaliser beaucoup de choses « .
L’union faisant la force ,Optimistes ,ils rassurent les éventuels partenaires du Cameroun ou de la diaspora et de leur sérieux: « Si certains ont été décus, nous sommes là.S’ils veulent investir ,nous sommes disponibles à coopérer avec eux .Ils peuvent faire des appels vidéo pour voir ce que nous sommes entrain de faire,faire un suivi des parcelles.Nous recherchons de partenaires pour signer des contrats si possible »,a conclu Abamou-Da.
Itw réalisée à Akak,Nanga Eboko par joseph Kapo-Images Claude Bernard Hanlog
J.k à Akak Nanga Eboko




