CIE 2026
Accélérer la mise des réformes prioritaires en Afrique Centrale
La 42 -ème session du Comité Intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts de l’Afrique centrale qu’ abritE la ville de Yaoundé du 13 au 15 octobre 2026 autour du thème : « Accélérer la mise en œuvre des réformes prioritaires pour dynamiser le secteur privé en Afrique centrale à mi-parcours de la Décennie de la diversification (2021–2030) ».
L’un des faits marquants de la première journée est la mise en place du nouveau bureau du CIE avec pour modérateur Jean- Louis Mastaki, Directeur, Bureau sous -régional pour l’Afrique Centrale de la CEA a entretenu les participants sur divers points : Présentation sur les dynamiques socio-économiques en Afrique centrale, et la Réunion ad hoc du groupe d’experts. C’était avant la cérémonie d’ouverture présidée par Paul Tasong, ministre de l’Economie, du Plan et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT).
Cette session du CIE a pour objectif central de constituer une plateforme de
réflexion stratégique dédiée à l’identification des réformes les plus urgentes, les plus déterminantes et les plus réalisables pour dynamiser le secteur privé, en cohérence avec les impératifs de transformation économique, de résilience et d’intégration régionale.
Crises multidimensionnelles
« Les économies d’Afrique centrale sont confrontées à une conjoncture internationale marquée par des crises multidimensionnelles (sanitaires, géopolitiques, climatiques et commerciales), qui ont mis en évidence la vulnérabilité des structures productives actuelles. Malgré ces défis, la région fait preuve d’un engagement notable envers les agendas continentaux et mondiaux, notamment l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063, dans lesquels la transformation structurelle occupe une place centrale (CEA 2025) », précise la CEA.
Pour y remédier, elle propose le renforcement des capacités productives, l’industrialisation et l’expansion du commerce intra-africain qui constituent de nos jours, des leviers stratégiques identifiés pour réduire la dépendance extérieure, accroître la résilience et soutenir une croissance inclusive. La Zone de Libre‑Échange Continentale Africaine (ZLECAf) crée une fenêtre d’opportunité pour repositionner la région au sein des chaînes de valeur africaines et mondiales, à condition de mettre en œuvre des réformes qui améliorent la compétitivité du secteur privé souligne cette structure.
Transformation structurelle
Aux termes des travaux parrainés par le MINEPAT, le CIE devrait aboutir à une compréhension partagée non seulement des réformes prioritaires à accélérer, mais surtout des conditions concrètes de leur mise en œuvre effective, en tenant compte des contraintes institutionnelles, financières et de coordination propre aux États membres. Ils contribueront à consolider une vision partagée du rôle central du secteur privé — en particulier des MPME — comme acteur clé de l’exécution des réformes, de la mise en œuvre effective de la ZLECAf et de l’accélération de la transformation structurelle dans la sous-région.
Rappelons que le Comité intergouvernemental réunit les représentants des États membres de l’Afrique centrale, de la Commission de l’Union africaine, des CER et des organes Intergouvernementaux, ainsi que les représentants du secteur privé, des institutions Internationales, des universités et des centres de recherche, et des organisations de la Société civile, les groupes de femmes et de jeunes, des groupes de travail stratégiques, les partenaires techniques et financiers.
C’est dans la perspective de nourrir une réflexion collective et d’accélérer la mise en œuvre des réformes structurantes nécessaires pour inscrire durablement les économies d’Afrique centrale sur une trajectoire de transformation profonde, inclusive et résiliente.
Joseph Kapo à Yaoundé pour HAM




