Pour l’année qui s’achève, 100 000 tonnes d’huile de palme brute ont été importées sur autorisation des pouvoirs publics, par le Comité de régulation de la filière des oléagineux pour approvisionner les marchés. A en croire Jacquis Kemleu Tchabgou, le secrétaire général de l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc), il n’y aura pas de rupture de stocks sur le marché Cameroun en ce début d’année 2022.
Face à la demande nationale évaluée à un milliard trois cent quatre-vingt-dixsept mille tonnes, le Cameroun se trouve dans l’obligation d’importer, afin de combler le gap. C’est dire que l’industrie ne spécule pas, malgré les problèmes de la filière. « La transformation est restée citoyenne et restera, il faut harmoniser les importations, nous souhaitons que les importations se fassent hors droit de douane, de Tva », déclare le secrétaire général de l’Asroc. Comment expliquer donc la pénurie de matière première à laquelle font face les entreprises alors que des mesures avant-gardistes sont prises ? « Le constat sur le terrain, en dépit des efforts des producteurs et des raffineurs pour garantir les approvisionnements, est que les produits se font de plus en plus rares », a relevé le Micommerce qui a recommandé à la brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes, les finances et l’Asroc, de procéder au pointage afin de diagnostiquer l’origine du mal.
C’était également l’occasion de féliciter l’Asroc, pour son heureuse initiative prise pour se désolidariser de la position du Gicam, à travers un communiqué de presse qui rassure les consommateurs, quant à la disponibilité des stocks en quantité et en qualité, pendant les fêtes de fin d’année et du nouvel an et également au-delà.





