



Mission Économique et Commerciale Marocaine:
Les investisseurs de Casablanca invités à investir dans la transformation des matières premières
Annoncée le 22 mai dernier par l’Ambassadeur du Royaume du Maroc en terre camerounaise, SE Abdelkhader Jamoussi au cours d’une audience à lui accordée par le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana ,les préparatifs s’accélérent à travers la mission que vient d’effectuer à Yaoundé et Douala du 8 au 10 juin 2026 par une délégation d’experts de la Casablanca Finance City (CFC).
Conduite par des experts de la Casablanca Finance City (CFC), le but de la mission de la dizaine de membres est de dynamiser les investissements directs et nouer des joint-ventures avec leurs homologues camerounais. Cette initiative vise à tisser des partenariats stratégiques et de signer des contrats commerciaux dans divers secteurs d’activités.
Parmi ces secteurs se trouvaient ceux de l’agro-industrie, l’Agroalimentaire, les infrastructures et BTP, la logistique, le transport et les énergies renouvelables ,les minéraux .Cette mission était précédée des rencontres préparatoires et des séances de mise en relation d’affaires, regroupant la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat du Cameroun (CCIMA) et la CFC.
La mission marocaine qui vient de s’achever par Yaoundé organisée en prélude à la mission économique et commerciale marocaine prévue au Cameroun en novembre 2026 .L’ enjeu est de s’accorder sur les secteurs et projets à prioriser dans la coopération Cameroun -Maroc, dans le processus des investissements directs au Cameroun ainsi que la signature des contrats commerciaux et des joint-ventures avec les entreprises locales.
« Le Cameroun est une puissance en Afrique centrale, avec une économie très diversifiée et fortement dynamique. C’était naturel que nous puissions y venir. En plus, nos relations avec le gouvernement et le secteur privé camerounais sont très fortes », a déclaré le directeur des affaires institutionnelles et des partenariats africains à la CFC,Hicham Chaoudri .
Seul pays qui produit le Cacao rouge brique
La délégation marocaine ce 10 juin à Yaoundé a rencontré le MINCOMMERCE, le SG de la CCIMA dans la perspective de la relance de la coopération bilatérale. L’audience chez le ministre du Commerce à la salle de conférences s’est déroulée en présence du représentant du MINEPAT, du délégué régional de la CCIMA pour le centre, du secrétaire Exécutif du Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC),Omer Gatien Maledy .
« Nos relations sont au beau fixe et nous espérons aller plus haut. Le futur s’écrira avec le Cameroun qui est la locomotive d’Afrique centrale. Il s’agit pour nous de mettre l’accent sur la transformation des matières premières agricoles, minières, telles le cacao, le café, le palmier à huile. Le palmier à huile fait partie de l’alimentation de base pour le consommateur .Le Cameroun a besoin d’investissements massifs. Il y a un gap important de matières premières. »,a indiqué le patron du commerce .
Ce pays dispose de vastes terres arables et ne pratique pas de déforestation. Selon le ministre, « ceux qui parlent de déboisement, le palmier est un arbre, en le plantant, on participe à la sécurité alimentaire. Le Cameroun a des flancs d’eau à exploiter pour l’aquaculture. Le Cameroun importe plus de deux cents mille tonne de poisson. Il existe des investissements dans la transformation du coton textile. Sur 300 mille tonnes produites 2% sont transformées, il faut la technologie ». Abondant dans ce sens, la déléguée régionale de la Chambre de Commerce, a rappelé que la coopération avec le Maroc rentre dans le cadre des secteurs de la SND30.
« Pour la valorisation du secteur cuir, nous avons signé une convention pour la valorisation des peaux de bœuf .Nous perdons beaucoup dans le septentrion où elles peuvent être transformées pour apporter une plus-value dans l’économie nationale », a -t-elle indiqué tout en émettant le vœu également d’avoir des entrepôts pour la conservation des tomates. Le Cameroun avec ses nombreux potentiels comprend six zones agro écologiques, des terres volcaniques pour la production de tous les fruits et légumes .Les principaux obstacles sont les pertes-post récoltes, la non-maitrise des techniques d’irrigation et la non application de la norme camerounaise.
Omer Gatien Maledy, secrétaire exécutif du CICC a profité de cette tribune pour édifier l’assistance sur l’évolution du marché du cacao : « L’industrie cherche des zones où investir dans le cacao .Le cacao va manquer. Les gens viennent ici chercher où investir dans le cacao sans déforester .Si les investisseurs de Casablanca peuvent se retourner vers le cacao Camerounais…Celui qu’on a réussi au Cameroun est parmi les cinq meilleurs cacaos du monde. C’est le seul pays qui produit le cacao rouge brique très recherché par les chocolatiers. La transformation est l’un des objectifs du gouvernement ».
Le potentiel existe aussi pour le café dans ce pays qui produit l’Arabica et le Robusta .C’est le lieu de venir investir dans la transformation .Raison pour l’ambassadeur d’affirmer que c’est le lieu de créer un mécanisme de collaboration. Etant donné que le forum de novembre prochain sera l’opportunité de finaliser les projets .L’idée est de faire une task force avec les entreprises camerounaises selon lui. Avant de quitter le ministère du commerce, le diplomate marocain a dit attendre du membre du gouvernement un projet de la chocolaterie déjà prêt pour le présenter à un investisseur marocain.
Joseph Kapo





