Conseil de sécurité de l’ONU
L’Union africaine et l’ONU unies déterminées à rendre justice à l’Afrique
Antonio Guterres promet de peser de tout son poids afin que l’Afrique obtienne une au sein de la représentation .La promesse a été faite au cours de la cérémonie d’ouverture des travaux du 38 e Sommet de l’Union africaine les 15 et 16 février 2025 au siège de la Commission de l’Union africaine à Addis-Abeba en Ethiopie. Les travaux avaient pour thème : « Justice pour les Africains et les personnes d’origine africaine à travers les réparations ».
Il a salué le président sortant Moussa Faki Mahamat pour ses huit années d’engagement fort et permanent en faveur du multilatéralisme et d’une coopération irréprochable avec les Nations Unies. La tribune était indiquée pour jeter un regard rétrospectif sur les liens de partenariat qui unissent l’Union africaine et l’ONU en jetant un coup regard sur l’intégration régionale : « La ZLECAF est en passe de dynamiser l’économie de la région. Et les appels à remédier aux séquelles du colonialisme et de l’esclavage se font de plus en plus pressants. Le monde ne doit jamais oublier que l’Afrique est victime des effets conjugués de deux injustices colossales…Les profonds ravages du colonialisme et de la traite transatlantique des esclaves….La décolonisation en elle-même n’a pas été une panacée…Il est grand temps de mettre en place des cadres de justice réparatrice ».
Etant sous domination coloniale, après la création du Conseil de sécurité de l’ONU, rien ne peut justifier au XXI e siècle, soutient-t-il que l’Afrique n’y dispose toujours pas d’une représentation permanente. « Je continuerai d’œuvrer main dans la main avec l’Union africaine et tous les Etats membres pour faire en sorte que l’Afrique obtienne la représentation dont elle a besoin et la justice qu’elle mérite-notamment en étant représentée par deux membres permanents au Conseil de sécurité. Et nous continuerons de réclamer la mise en place d’une architecture financière internationale qui ne soit obsolète, dysfonctionnelle et injuste .Il est injuste de corriger des injustices séculaires pour pouvoir relever les défis actuels », soutient le patron de l’ONU.
La solution passe par la définition des domaines d’action définis: œuvrer pour la paix et la sécurité pour alléger les terribles souffrances humaines à l’instar du Soudan qui connait la plus grande crise de déplacement et de famine dans le monde. À l’approche du mois sacré du jeûne de Ramadan, il déclare qu’il « est temps de cesser immédiatement les hostilités. La communauté internationale doit s’unir pour mettre fin à l’afflux d’armes et au financement de cette effusion de sang. En République démocratique du Congo, le peuple Congolais subit une fois de plus un cycle brutal de violence. Et les combats qui font rage dans le Sud -Kivu en raison de la poursuite de l’offensive du M23-menacent de précipiter toute la région dans le gouffre .L’escalade régionale doit être évitée à tout prix .Il n’y a pas de solution militaire. L’impasse doit cesser-le dialogue doit commencer .La souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC doivent être respectées ».
Le terrorisme représente une menace réelle qui pèse sur la paix, la sécurité et le développement durable au Sahel. En somalie l’ONU plaide pour un financement prévisible de la Mission d’appui et de la stabilisation de l’Union africaine. Faisant allusion à Gaza, il conseille qu’une reprise des hostilités doit être évitée à tout prix. Car le peuple Palestinien a trop souffert .Pour le cas du Moyen-Orient, il estime que la paix possible doit commencer par des progrès tangibles irréversibles et permanents vers la solution des deux Etats-un Etat palestinien, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité. « Sur tous les fronts, nous sommes aux cotés de l’UA pour progresser sur les questions de la sécurité, la stabilité, les droits de l’homme et l’Etat de droit .Cependant pense-t-il, « nous devons continuer de travailler ensemble pour mettre en œuvre l’Agenda 2063 et le Programme 2030 pour le développement durable, et donner une impulsion à l’action en matière de financement .L’Union africaine et l’ONU sont unies et déterminées à rendre justice à votre continent, sans laisser personne de côté. Nous disposons de bases solides pour aller de l’avant ».
Joseph Kapo de retour d’Addis-Abeba en Ethiopie





