


Systèmes agroalimentaires sains et durables
Yaoundé abrite ce 12 décembre 2024, l’Atelier de lancement de projet : Renforcement des capacités des pays pour permettre les contributions forestières à des systèmes agroalimentaires sains et durables.
Ce sujet fera l’objet d’un Atelier organisé par la FAO présidée par le secrétaire général du MINFOF ayant pour objectifs d’informer les intervenants de la raison d’être, de la portée, des objectifs et des principaux résultats du projet ,solliciter des contributions à la méthodologie du projet ,identifier des sources de données supplémentaires, des projets pertinents et des partenaires potentiels pour la mise en œuvre du projet et la mise à l’échelle de l’initiative.
Le projet vise à renforcer et à institutionnaliser les capacités gouvernementales à appuyer les interventions et à mobiliser des ressources pour accroître les contributions du secteur forestier à des systèmes alimentaires sains et durables. Il vise notamment à : Renforcer les capacités en matière de données et de connaissances sur les aliments forestiers, les PFNL et les systèmes alimentaires associés afin de faciliter la production de données scientifiques solides pour les décideurs politiques et financiers ; Promouvoir un environnement favorable en renforçant le dialogue multisectoriel et les interventions et politiques associées, en assurant la représentation des femmes, des peuples autochtones et des communautés locales ; et Catalyser le financement des donateurs multilatéraux et bilatéraux pour soutenir et intensifier les interventions identifiées au cours des activités du projet proposé dans le cadre du PCT.
Malgré sa riche diversité représentée également dans l’alimentation, l’insécurité alimentaire dans le pays a augmenté pour atteindre 58,5 % de la population totale du pays, contrastant avec la tendance à la baisse observée depuis 2017 (Figure 1).L’augmentation du coût de la vie, en particulier des prix des denrées alimentaires, a un impact négatif sur les ménages, en particulier les plus vulnérables. Compte tenu de cette situation, le projet identifiera : les aliments et les systèmes forestiers à fort potentiel contribuant à améliorer la sécurité alimentaire, la nutrition et la biodiversité et des initiatives visant à intensifier les travaux visant à renforcer la contribution des aliments forestiers et d’autres PFN à des systèmes agroalimentaires sains et durables.
Importance du secteur forestier
Les forêts font l’objet d’une attention accrue pour leur rôle dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique et la conservation de la biodiversité. Mais, leur contribution aux systèmes agroalimentaires durables a tendance à être négligée dans les politiques et les pratiques. Et ce, malgré de plus en plus de preuves illustrant les avantages des forêts, des arbres et des plantes et animaux dérivés pour des systèmes agroalimentaires sains et durables. Reconnaissant les multiples liens entre l’agriculture et la foresterie, les pays membres de la FAO ont récemment conseillé à ses organes directeurs de mieux coordonner les questions liées à la foresterie et à l’agriculture, et ont demandé à la FAO de renforcer ses travaux sur la contribution des forêts à la sécurité alimentaire et à la nutrition. Dans ce contexte, la Division des forêts encourage la contribution des aliments forestiers et des produits forestiers non ligneux et des services pour aider les pays à atteindre les objectifs de développement durable, en particulier en ce qui concerne la nutrition, la biodiversité et les objectifs climatiques. À cette fin, la FAO a récemment approuvé le document interrégional TCP/INT/3905 au Cameroun, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Paraguay, aux Philippines et au Viet Nam pour améliorer la contribution des ressources alimentaires forestières à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à la biodiversité.
Une partie importante de la population dépend des ressources forestières comme source de nutrition, de médicaments et de moyens de subsistance. Le secteur forestier représente plus de 15000 emplois directs et 170 000 emplois indirects, tandis que les régimes alimentaires traditionnels comprennent les fruits sauvages, les noix, les feuilles, les insectes et la faune. Pour la période 2010-2021, la FAO relève pour le déplorer que malgré sa riche diversité représentée également dans l’alimentation, l’insécurité alimentaire au Cameroun a atteint 58,5 % de la population, contrastant avec la tendance à la baisse observée depuis 2017.L’augmentation du coût de la vie, en particulier des prix des denrées alimentaires, en dépit des efforts du gouvernement a un impact négatif sur les couches des populations les plus vulnérables. Les niveaux de pauvreté restent élevés et stagnent en grande partie en raison de la faiblesse de la croissance économique, combinée à une croissance démographique plus rapide. Environ 60,5 % de la Population manque de moyens de s’offrir une alimentation saine. D’où la nécessité d’identifier des aliments et des systèmes durables, sains et alternatifs qui nécessitent peu d’intrants pour lutter contre l’insécurité alimentaire et la perte de biodiversité dans le pays.
Prendront part à la rencontre qui sera présidée par le MINPROF, une quinzaine de représentants des institutions gouvernementales concernées (forêts, alimentation et agriculture, santé, environnement, affaires étrangères et culture), universités, ONG, communautés locales et autochtones, société civile, partenaires de développement et secteur privé…
Joseph Kapo






