




Paul Biya déclaré vainqueur par le conseil constitutionnel avec 53,66 % des suffrages exprimés
C’est désormais officiel, le président candidat présidera aux destinées de la nation camerounaise pour les sept (7) prochaines années.
Lors de l’audience de proclamation des résultats du scrutin présidentiel 12 octobre 2025, le président du Conseil Constitutionnel, Clément Atangana, a proclamé les résultats officiels. Paul Biya, le président candidat pour le compte du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais) a été déclaré vainqueur du scrutin avec 53,66 % des suffrages valablement exprimés. Il est suivi par son ministre démissionnaire et principal challenger, Issa Tchiroma Bakary, du FSNC (Front pour le Salut National du Cameroun), qui a obtenu 35,19 % des voix. Une victoire qui souligne la confiance renouvelée d’une majorité d’électeurs camerounais envers « l’Homme du 6 Novembre », qui s’apprête à entamer un huitième mandat à la tête du pays, malgré une compétition électorale âprement disputée et des résultats démontrant un rééquilibrage des forces dans plusieurs circonscriptions clés.
Si le verdict national consacre Paul Biya, l’analyse détaillée des votes par région et par zone géographique révèle une mosaïque électorale complexe et démontre l’ampleur des défis et des diversités internes. La confiance plébiscitée par une partie significative de l’électorat se manifeste dans des bastions traditionnels. Les Régions de l’Est et du Sud, par exemple, ont accordé un soutien écrasant au président sortant, avec des scores impressionnants : 73,88% dans l’Est et 90,86% dans le Sud. Le Sud-Ouest et le Nord-Ouest ont également largement réaffirmé leur fidélité, Paul Biya y enregistrant respectivement 68,79 % et 86,31 % des votes. La Région du Centre, cœur politique du pays, a également largement reconduit le président, qui y a obtenu un score de 70,14 % des suffrages, la clade cette victoire.
Cependant, la carte électorale présente des contrastes marqués. Dans les Régions de l’Extrême-Nord et notamment dans l’Ouest, l’équilibre des forces fut notable, rendant la compétition plus serrée. L’Ouest, en particulier, a vu Issa Tchiroma Bakary se distinguer nettement, obtenant 46,76 % des voix contre 38,61 % pour Paul Biya. La Région du Nord, qui a également vu une mobilisation significative pour le candidat du FSNC (43,51 % contre 38,78 % pour le candidat président), illustre cette tendance. Le Littoral, une autre région économiquement et démographiquement importante, a clairement manifesté son adhésion à l’opposition, Issa Tchiroma récoltant 64,59 % des suffrages, face à 20,99 % pour Paul Biya. Même dans l’Extrême-Nord, la bataille fut serrée, avec 45,93 % pour Biya et 42,34 % pour Tchiroma. Il faut le dire dans la diaspora aussi le leader du FSNC a remporté malgré le faible impact de cette diaspora dans la balance moins de 1%.
Clément Noumsi
Réactions
Hamadou Inoussa, membre du comité central du RDPC
« Il était question de se retrouver ici au conseil constitutionnel, au-delà des turpitudes, la seule instance habilitée à proclamer les résultats. Avec cette proclamation, le Cameroun donne une fois de plus une leçon de démocratie. Que les uns et les autres se mettent au travail dans 7 ans il y aura une élection présidentielle, que chacun se mette au travail pour que notre pays devienne pour quoi pas la Chine de demain ou les USA avec des infrastructures de qualité ».
Me Emmanuel Nsahlaï, avocat international
« Le président Paul Biya vient de bénéficier une fois de plus de la confiance des camerounais et nous devons nous mettre derrière lui pour le bien-être de notre pays et nous souhaitons beaucoup de succès. Nous voulons un pays uni, stable et prospère avec la contribution de la diaspora ».
Grégoire Owona, Mintss
« Nous sommes contents d’avoir gagné car notre candidat est déclaré premier. Nous sommes légèrement en baisse par rapport à 2018, nous allons faire notre mea-culpa et tirer les leçons du message à travers ce score. Nous avons travaillé pour faire mieux, nous espérons faire mieux ».
Bapoh Lipot, SG de l’UPC membre du G20
« La reconnaissance par la France des atrocités commises lors de la guerre d’indépendance est une première victoire pour nos martyrs. C’est la victoire d’un homme, le président Paul Biya qui a tout fait pour que notre pays vive en paix. Aux candidats qui n’ont pas été choisis par le peuple, je leur demande de respecter le verdict des urnes ».
Gilbert Tsimi Evouna, président du conseil régional du Centre
« Il y avait vraiment un suspense et la lutte était serrée en dehors de la région du centre qui s’est démarquée, ils étaient au coude à coude partout. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ces t ce que nous pouvons retenir de cette audience de proclamation. C’était un mal nécessaire je vous remercie »..
Silas Nsoumb, président PRP et membre du G20
Nous sommes restés constants dans notre logique depuis 2018, contribuer à la victoire de notre candidat, le président Paul Biya. Nous devons noter que ce qui nous a rassemblé ici aujourd’hui tire ses origines dans la loi fondamentale. C’est un sentiment de satisfaction et de joie pour cette victoire donc j’ai été un ouvrier habile et un bras outillé de Mora à Mada, Tokombéré en passant par Bafoussam jusqu’à Douala dans le Littoral. C’est un travail de titan qui a été abattu pour cette réélection. Nous venons d’assister à cette proclamation et nous de la génération 80, 90, nous attendons que le président reconnaisse que nous sommes le fer de lance de la nation. Pour cette raison, il doit responsabiliser le jeunesse dans les grandes responsabilités pour un Cameroun uni et indivisible. Pour la crédibilité de notre pays, nous devons respecter les règles car les décisions du conseil constitutionnel sont appel ».
Propos recueillis par CN





