






Promotion du « Made in Cameroon »
Aider les femmes entrepreneures à mieux structurer la mise sur le marché des produits.
Une trentaine de commerçantes de la région du Centre ont participé ce mardi 08 juillet 2025 à la salle de conférences de la Caisse de Stabilisation des Prix des Hydrocarbures (CSPH) à Yaoundé, à l’atelier de formation des femmes entrepreneures sur le Packaging, l’étiquetage et les codes-barres.
Organisé par le ministère du Commerce, les travaux dont la cérémonie d’ouverture protocolaire étaient présidée par Mme Ndah née Nji Mirabel, Directeur du commerce intérieur, représentante du Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana qu’assistait Gilbert Mbipan , sous-directeur des approvisionnements ,de la distribution et de la consommation et d’autres collaborateurs, s’articulaient autour des communications sur le packaging, le code-barres, l’étiquetage.
Au sujet de son bienfondé, elle a précisé que : « C’est plus d’accès au marché. Comment accéder avec nos produits en toute quiétude .Accéder et s’y maintenir par la qualité de nos produits qui doit être attirante .Si le packaging, l’étiquetage ,ou l’emballage attirent les consommateurs … ,ce qui va le fidéliser, c’est la qualité ,la satisfaction qu’il aura du produit qu’il va consommer .S’il est satisfait ,il reviendra toujours chercher le même produit ».
Après l’atelier similaire de 2024 marqué un grand enthousiasme des participants avait abouti à l’élaboration d’une recommandation visant à étendre la formation aux autres régions pour une large diffusion auprès des acteurs économiques, renforcer leur capacité et mieux structurer la mise sur le marché des produits. Ce qui explique l’organisation de la session de ce mardi en droite ligne de la politique gouvernementale de promotion des produits locaux en vue de l’Emergence à l’horizon 2035.
Elle est résumée dans le DSCE, le SND 2020-30 qui promeut l’industrie locale, la transformation des produits nationaux et l’import-substitution .Le Cameroun ambitionne d’accéder au niveau des nouveaux pays industrialisés en misant sur la contribution accrue de tous les acteurs notamment les femmes et la jeunesse, les Pme. D’après les experts, les femmes occupent une place centrale dans l’économie nationale (agriculture, artisanat, la transformation et de la distribution) .Leur dynamisme, leur créativité, et leur résilience face aux défis économiques méritent l’accompagnement du gouvernement .C’est pourquoi le ministère du commerce en exécution des prescriptions de la politique nationale genre pour ce qui relève de ses missions, veille à intégrer la dimension genre dans ses politiques de développement économique.
Mme Ndah née Nji Mirabel souligne que : « Dans cet optique le Gouvernement a mis en œuvre plusieurs programmes d’appui à l’entreprenariat pour favoriser l’inclusion économique tels que le PAJER U, PIASI etc .Ces programmes sont de véritables leviers que nous devons capitaliser pour stimuler la croissance, créer des emplois, valoriser nos ressources et renforcer la compétitivité de nos entreprises .Pour atteindre cet objectif, il est impératif que les produits Camerounais soient compétitifs et puissent accéder efficacement aux marché local ,régional ,sous régional et international. Malheureusement, l’accès au marché reste limité en raison de nombreuses difficultés notamment le non- respect des normes, la faible qualité du conditionnement ou l’absence de traçabilité ».
L’une des solutions envisagées par les pouvoirs publics est le renforcement des capacités des promoteurs ainsi que la promotion du patriotisme économique. La SND30 qui est la boussole de l’action gouvernementale met l’accent sur la politique de l’import-substitution .Ce implique une révolution des habitudes de consommation vers les produits locaux .Le Covid -19 ont démontré dangers de la dépendance aux importations (elles sont couteuses et pèsent sur la balance commerciale).D’où la batterie de mesures prises pour accompagner les acteurs opérationnels : la promotion du machinisme agricole ,la transformation des produits locaux ,le plan intégré de d’import-substitution agro-pastoral et halieutique ,la restriction des importations des produits dont la demande peut être satisfaite par l’offre locale ,la lutte contre la contrebande ,la contrefaçon ,et la mise en place des mécanismes incitatifs au plan fiscalo -douanier ,la politique de promotion des produits de grande consommation halieutique…
Tout en les félicitant les acteurs du commerce pour les efforts fournis, la DCI a relevé que « le visuel d’un produit qui se résume en packaging, est un signal pour le consommateur. L’étiquetage est un outil pour protéger la santé des consommateurs et empêcher les pratiques frauduleuses .Le code -barre permet d’identifier un article pour connaitre son origine, son rangement et le suivi des stocks, d’afficher les prix .c’est un moyen efficace de saisie des données ».
L’un des défis d’approvisionnement des grandes surfaces en produits locaux passe par une parfaite maitrise des techniques de production et d’emballages. Notamment en ce moment où les produits de nos Pme ne doivent plus seulement occuper les marchés de Douala ou de Yaoundé mais les marchés africains en cette période d’implémentation de la Zlecaf dont le SG Wamkele Mene a été reçu le vendredi 04 juillet 2025 à Yaoundé par le ministre camerounais du Commerce. Occasion au cours de laquelle il a salué les efforts fournis dans le cadre de sa mise en œuvre.
Joseph Kapo






