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Des fortes résolutions prises pour sauver la filière
C’est ce qui ressort d’une importante réunion relative à la situation préoccupante de la filière mais présidée ce mercredi 13 mai 2026 dans la salle de conférences du Ministère du Commerce à Yaoundé par le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.
Cette décision salvatrice vise à répondre aux plaintes des producteurs de maïs qui de façon inhabituelle souffrent de mévente chronique de la production locale à cause des fortes cargaisons importées sur autorisation gouvernementale. Cette mesure d’urgence vise à protéger les agriculteurs locaux tout en stabilisant les réserves des devises du Cameroun.
La rencontre de cette semaine qui fait suite à une concertation interministérielle à l’Immeuble étoile présidée le 7 mai dernier par le Premier ministre, Chef du Gouvernement ,Joseph Dion Ngute ,survient après une note du membre du gouvernement au Ministre de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER) à travers laquelle , il instruit de façon urgente de suspendre ,jusqu’à nouvel avis, la délivrance des permis d’importation de mais .
Suspension des importations
Cette mesure de sauvegarde s’inscrit dans la politique d’Import-Substitution (SND30) dont le but est de promouvoir la production locale .A travers l’interdiction, le ministre du commerce entend redynamiser la culture du maïs .Ces trois dernières années, la dépendance du Cameroun aux marchés extérieurs pour le mais a connu une progression alarmante. Selon l’Institut national de la statistique (INSI), le pays a dépensé environ 19,4 milliards de FCFA pour les importations de mais en 2024, marquant une hausse vertigineuse de plus de 103 % par rapport à l’année précédente. À titre de comparaison, la facture ne s’élevait qu’à 7,9 milliards de FCFA en 2023.
Face à ce contexte la rencontre de la capitale camerounaise était le prétexte pour le ministre de prescrire aux acteurs, la mise en place d’une interprofession comme ailleurs, capable de faire circuler l’information entre producteurs, importateurs et distributeurs, et d’anticiper les déséquilibres avant qu’ils ne se dégénèrent en crise.
D’importantes résolutions :la suspension immédiate des importations ,l’évaluation des stocks détenus par les producteurs en vue de la recherche des voies et moyens de leur écoulement, la saisine de l’Office Céréalier ou d’autres acteurs professionnels, à l’instar de la Compagnie Fermière Camerounaise, aux fins de l’achat et d’un stockage adéquat de la production disponible, la délivrance encadrée, dans toute la mesure du possible ,des autorisations d’importation des poussins d’un jour, des œufs à couver et des parentaux, qui sont des consommateurs de mais à même de faciliter l’absorption, en tout ou partie ,des stocks en souffrance .
A travers cette position gouvernementale qualifiée de salutaire, il s’agit de redonner de l’espoir aux producteurs de maïs qui depuis quelques temps ont de la peine à écouler le seau de 15 litres à 1500 F CFA en dépit du prix élevé des engrais. Prenaient part à la réunion du ministère du commerce, les représentants des ministères de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), des Finances à travers la Direction générale des Douanes, de l’Interprofession Avicole (IPAVIC), des patrons d’entreprises et des opérateurs économiques.
Joseph Kapo





