ADDIS-ABEBA/Éthiopie : la Banque africaine de développement fait un don de 400 000 dollars à une plateforme de publication d’informations pour stimuler le marché des capitaux

Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) et l’Autorité éthiopienne des marchés de capitaux (ECMA) ont signé un accord de don de 400 000 dollars pour la mise en place d’une plateforme de divulgation d’informations et le lancement de nouveaux produits financiers, notamment des fonds indiciels cotés (en anglais « Exchange Traded Funds », ETF) et des obligations vertes, sur la Bourse éthiopienne (Ethiopian Securities Exchange - ESX).

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE
Éthiopie : la Banque africaine de développement fait un don de 400 000 dollars à une plateforme de publication d’informations pour stimuler le marché des capitaux
La plateforme de divulgation d’informations prévue facilitera la diffusion rapide et précise d’informations sur les entreprises aux investisseurs, aux actionnaires et aux autres acteurs du marché, améliorant ainsi la prise de décision et la fixation de prix équitables
ADDIS-ABEBA, Éthiopie, 17 septembre 2025/ — Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) et l’Autorité éthiopienne des marchés de capitaux (ECMA) ont signé un accord de don de 400 000 dollars pour la mise en place d’une plateforme de divulgation d’informations et le lancement de nouveaux produits financiers, notamment des fonds indiciels cotés (en anglais « Exchange Traded Funds », ETF) et des obligations vertes, sur la Bourse éthiopienne (Ethiopian Securities Exchange – ESX).

Ce don, qui soutiendra le Projet d’appui au développement du marché des capitaux éthiopien, est financé par le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux (CMDTF). Cette initiative s’appuie sur le soutien antérieur du Groupe de la Banque africaine de développement, notamment la création du cadre juridique du marché des capitaux éthiopien en 2021.

La plateforme de divulgation d’informations prévue facilitera la diffusion rapide et précise d’informations sur les entreprises aux investisseurs, aux actionnaires et aux autres acteurs du marché, améliorant ainsi la prise de décision et la fixation de prix équitables sur le marché.

Dans le cadre du développement de produits, de nouvelles offres diversifiées seront lancées, notamment des ETF, un type de fonds d’investissement pouvant être acheté et vendu en bourse, des sukuk (instruments financiers islamiques respectant les préceptes religieux de la charia) et des obligations vertes.

La directrice générale de l’Autorité éthiopienne des marchés de capitaux, Hana Tehelku, a signé cet accord dans ses bureaux d’Addis-Abeba. « Nous sommes fiers de collaborer avec le Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux de la Banque africaine de développement sur ce projet crucial », a-t-elle déclaré. « Ce don reflète notre vision commune d’un marché des capitaux éthiopien dynamique et résilient. Le soutien au développement des infrastructures de l’ECMA et au renforcement des capacités et à la diversification des produits de l’ESX contribuera à attirer les investissements nationaux et internationaux, à stimuler la croissance économique de l’Éthiopie et à élargir l’accès à des financements essentiels à long terme. »

Pour la signataire de l’accord au nom du Groupe de la Banque, Akane Zoukpo Sanankoua, responsable du développement des marchés de capitaux au sein de l’institution, « l’objectif global du Projet d’appui au développement des marchés des capitaux en Éthiopie est de contribuer à l’expansion du secteur financier et de l’économie éthiopienne en améliorant l’accès au financement à long terme pour les secteurs public et privé par le biais des marchés des capitaux. Il renforce l’engagement de la Banque à bâtir des marchés des capitaux résilients, capables de mobiliser des ressources nationales et internationales à long terme, tout en ouvrant de nouvelles opportunités financières ».

Le Premier secrétaire de l’ambassade du Luxembourg à Addis-Abeba, Sebastian Beyenburg, a assisté à la cérémonie de signature, représentant les donateurs du CMDTF, un fonds fiduciaire multidonateurs géré par la Banque africaine de développement.

Le CMDTF est financé notamment par le ministère néerlandais du Commerce extérieur et de la Coopération pour le développement, le ministère des Finances du Luxembourg et l’Agence suédoise de coopération internationale au développement. Il a été créé en 2019 pour soutenir le renforcement et la diversification des institutions des marchés de capitaux africains.

En septembre 2025, le CMDTF disposait d’un portefeuille actif de six millions de dollars couvrant seize pays. Le Projet d’appui au développement des marchés de capitaux en Éthiopie est le premier projet hors Afrique de l’Ouest à bénéficier du soutien du Fonds fiduciaire, qui cherche à étendre ses interventions à d’autres régions.

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Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution du financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 Etats membres régionaux. Pour plus d’informations : www.AfDB.org

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ABUJA,Nigéria/ En-tête Yahoo Mail Yahoo Mail Rechercher Choisir la version sans publicité Vue Messages Boîte de réception Des experts africains préconisent des réformes de gouvernance, une mobilisation des ressources nationales et des partenariats plus solides pour la transformation économique des États en transition À : moi · mer. 17 sept. à 14:50 Visiter le site Corps du message Si vous ne pouvez pas lire ce message cliquez ici Le contenu APO peut être reproduit sans autorisation. Suivez nos chaînes sur WhatsApp et Telegram pour les dernières nouvelles. 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Les États africains en transition ont les économies les plus vulnérables du continent, confrontés à un large éventail de défis politiques, économiques, sécuritaires et environnementaux, et s’efforçant d’atteindre une plus grande stabilité et une plus grande résilience. Ouvrant le dialogue, Abdul Kamara, directeur général du Groupe de la Banque pour le Nigéria, a déclaré que l’Afrique devait accélérer son rythme de croissance pour atteindre au moins 7 % par an et réaliser une hausse du PIB par habitant de 3,5 % pendant quatre à cinq décennies afin de réaliser les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. « L’Afrique a besoin de 811 milliards de dollars par an de financement pour réaliser une croissance inclusive et un développement durable. Pourtant, le continent est confronté à un déficit de financement d’environ 680 milliards de dollars chaque année », a souligné M. Kamara. « À eux seuls, les États en transition ont besoin de 210 milliards de dollars par an, avec un déficit de 188 milliards de dollars. » La croissance inclusive — axée sur la création d’emplois, l’autonomisation des jeunes et des femmes, et la réduction des goulets d’étranglement structurels — est au cœur de l’approche de la Banque, a-t-il précisé. M. Kamara a mis en avant des initiatives telles que le programme iDICE du Nigéria, doté de 618 millions de dollars, pour stimuler l’innovation et l’économie créative. Il a indiqué que la Banque investissait dans la jeunesse, les femmes, les infrastructures, l’énergie, l’éducation et la technologie pour relever les défis persistants du développement. 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Les deux cadres dirigeants de la Banque africaine de développement ont mis l’accent sur le fait qu’une transformation soutenue nécessitait non seulement des ressources financières, mais aussi des investissements dans le développement des capacités et la gestion des connaissances. « Les capacités sont essentielles à l’élaboration des politiques et au renforcement des institutions », a insisté M. Ogunleye. Nous devons arrêter de “copier-coller” les politiques et développer des stratégies adaptées et pertinentes au niveau local, enracinées dans les connaissances autochtones et uniques de l’environnement. » D’autres experts ont fait écho à l’appel lancé en faveur de réformes. Pour Emmanuel Owusu-Sekyere, directeur de la recherche, des politiques et des programmes au Centre africain pour la transformation économique (ACET), la résolution des conflits et la réforme de la gouvernance doivent précéder tout développement significatif. « Les efforts doivent d’abord viser à mettre fin au conflit avant de pouvoir entreprendre toute activité de développement », a-t-il déclaré. « Le plus important est de veiller à ce que les réformes soient axées sur l’instauration d’une bonne gouvernance et d’un leadership visionnaire. C’est là que la responsabilité commence et se termine. » M. Owusu-Sekyere a alerté sur le fait que la corruption et le manque d’engagement politique demeuraient le « problème majeur » de l’Afrique. Il a exhorté les gouvernements à endiguer les flux financiers illicites, à maîtriser les transferts de fonds et à mettre en œuvre des plans de développement non partisans. En ce qui concerne le financement, Adeyemi Dipeolu, membre du corps professoral de l’unité du laboratoire des politiques de l’IAD et ancien conseiller du président du Nigéria sur les questions économiques, a pointé le faible ratio impôts/PIB de l’Afrique, de 17 %, contre 29 % en Amérique latine et 26 % en Asie de l’Est. M. Dipeolu a souligné l’importance de lutter contre les flux financiers illicites, qui coûtent à l’Afrique environ 90 milliards de dollars par an, et de tirer parti des transferts de fonds, qui ont atteint 56 milliards de dollars en 2024. Il a également mis en garde contre les emprunts insoutenables : « Parmi les pays en surendettement dans le monde, sept sur neuf sont africains », a-t-il noté. Pour sa part, Jane Mariara, directrice exécutive du Partenariat pour la politique économique (PEP), a regretté la diminution de l’aide au développement, mais elle a souligné les opportunités offertes par les flux de financement climatique vers l’Afrique, qui ont atteint 137 milliards de dollars en 2024. Mme Mariara a appelé à une capacité de gestion de la dette plus forte et à un recours plus large aux instruments de financement mixte et de partage des risques : « Les États en transition doivent donner la priorité au renforcement des capacités institutionnelles, tandis que les partenariats avec le secteur privé peuvent débloquer de nouvelles ressources. » De l’avis général des experts, la transformation des États africains en transition dépend d’une gouvernance forte, de stratégies de développement cohérentes, d’un financement durable et de partenariats solides. Dans son discours de clôture, Seedwell Hove, chef de division de la gestion des politiques à l’Institut africain de développement, a déclaré que l’un des principaux enseignements du dialogue politique était l’aspect fondamental du renforcement des capacités pour la croissance et la transformation économiques, tandis que la gestion des connaissances contribuait à amplifier l’impact. Ces éléments doivent sous-tendre les réformes si l’Afrique veut passer de la fragilité à la résilience et de la transition à la transformation. Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB). 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