30 E Assemblée Générale de l’OPDAD
Les Premières Dames s’engagent à porter la voie des femmes africaines dans les grandes instances de décision
C’est la position unanime adoptée par les participantes à la 30e Assemblée Générale ordinaire de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement organisée à au siège de la CUA à Addis-Abeba du 11 au 15 février 2026 sous le signe de la resilience des femmes face aux crises climatiques et aux conflicts.
A l’occasion de la clôture le 15 février dernier, elles ont présenté les nouvelles orientations et réaffirmé leur engagement collectif à porter la voix des femmes africaines dans les grandes instances de décision .La cérémonie de clôture de la 30 e Assemblée Générale ordinaire de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement était organisée du 11 au 15 février 2026 sous le signe de la resilience des femmes face aux crises climatiques et aux conflicts .C’était à Addis-Beba en Ethiopie en marge des travaux du 39 e Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union africaine les 14 et 15 au siége de la Commission de l’Union africaine.
Les Premieres Dames Africanis ont profité de leur rencontre annuelle pour débattre des questions internes et priorités stratégiques de l’OPDAD . La session publique de l’Assemblée générale s’est déroulée ce 15 février en présence de ses membres et partenaires autour du thème « Renforcer la résilience des femmes et des filles : climat, conflits et avenir durable ».
Pour magnifier le rayonnement de la diplomatie féminine africaine, étaient présentes dans l’immeuble « Old Building », plusieurs épouses de chefs d’Etats africains dont leurs Excellences Mmes Zinash Tayachew, Première Dame de la République Fédérale d’Ethiopie, Constantia Mangue Obiang, de la Guinée Equatoriale, Rachel Ruto, de la République du Kenya, Zita-Olingui -Nguema du Gabon, Marie Kone Faye du Sénégal…
La Première Dame Sénégalaise, Marie Khone Faye a expliqué que:« Nous sommes à un tournant décisif » .D’où son appel à dépasser le simple plaidoyer tout en insistant sur la nécessité de transformer les engagements en actions concrètes .Les Premières Dames se sont engagées à faire de l’autonomisation des femmes un pilier de la réponse africaine aux défis climatiques et sécuritaires. Et l’épouse du président Sénégalais de conclure : « Ensemble, nous bâtissons une Afrique résiliente », appelant à une mobilisation collective et durable.
La présence du Pr Senait Fisseha ,Vice-présidente, Programmes mondiaux, The Susan Thomson Buffelt Foundation, l’Ambassadeur Amma Twum-Amoah, Commissaire chargée de la santé, des affaires humanitaires et du développement social ,Commission de l’Union africaine, Winnie Byanyima ,Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Diene Keita ,directrice exécutive de UNFPA ,Nardos Bekele -Thomas ,Directrice générale (CEO) de l’Agence de développement de l’Ua -NEPAD (AUDA-NEPAD ,Dr Ana Alfonso Dias Lourenco, première Dame de la République d’Angola, Vice-présidente de l’OFDAD ne pouvait passer inapercue .
« Les femmes assurent la survie de la famille ainsi que la cohésion sociale » a affirmé la First Lady du Burundi Angelina Ndayismie Ndayubaha .La 30 e AG de l’OPDAD constitue un cadre de concertation incontournable pour la promotion des droits et du bien-être des femmes africaines .Elle était une tribune indiquée pour aborder les défis auxquels font face les femmes dans un contexte caractérisé par les bouleversements environnementaux, l’instabilité sécuritaire et les fragilités économiques.
Les First Ladies en ont profité pour débattre sur l’impact direct du changement climatique ; des déplacements relatifs aux conflits et de la précarité sociale sur les jeunes filles .Elles ont relevé la nécessité d’intégrer systématiquement la dimension genre dans les politiques publiques, en l’occurrence dans les stratégies de gestion des catastrophes ,de reconstruction post-conflit et de développement durable .Etant donné que « l’enjeu dépasse l’assistance sociale :il s’agit de renforcer l’autonomie économique, l’accès à l’éducation ».
Les réunions qui ont précédé la session officielle visaient à mieux coordonner les initiatives nationales, et de renforcer les partenariats avec les institutions et les bailleurs ,pour éviter la dispersion des efforts et d’accroitre l’efficacité des programmes en faveur des femmes .Les Premières Dames ont profité de la session publique du 15 février dernier pour présenter les nouvelles orientations et réaffirmer leur engagement collectif à porter la voix des femmes africaines dans les grandes instances de décision .
Prenaient également part, les organisations de la société civile, des experts et partenaires techniques qui ont convergé vers l’ambition de construire un plaidoyer cohérent, fondé sur l’expertise et l’expérience de terrain, capable de produire des résultats concrets et durables.
La participation des Premières Dames africaines s’inscrit dans la dynamique continentale visant à faire des questions sociales et humaines un levier stratégique du développement. « Face aux crises multiples, l’avenir de l’Afrique passe aussi par l’investissement dans le potentiel des femmes et des filles », tel est le principal message porté par les femmes de l’OPDAD. Marie Kone Faye dans son exposé a mis l’accent sur « la nécessité d’ancrer durablement l’autonomisation économique des femmes dans les politiques nationales et continentales »insistant sur l’accès au financement, à la formation et aux opportunités entrepreneuriales. Aussi a-t- elle conseillé d’aligner les priorités de l’OPDAD sur les priorités stratégiques de l’Agenda 2063 de l’UA.
La rencontre s’est soldée par l’adoption du cadre stratégique 2025-2030 axée autour de la santé, l’éducation, les violences basées sur le genre et autonomisation économique .Zita Oligui Nguema Première Dame du Gabon a évoqué l’impact des crises climatiques, sociales et sécuritaires sur les communautés africaines. Pour le Gabon, cet engagement continental constitue une opportunité de promouvoir ses initiatives en faveur de l’entrepreneuriat féminin, de l’éducation des filles et de la continuité des soins en période de crise.
Joseph Kapo, envoyé spécial à Addis-Abeba




