


Golfe de Guinée
Assurer le bien-être des populations en préservant l’environnement
Le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute a procédé le mercredi 09 juillet 2025 à Yaoundé à l’ouverture de la conférence internationale sur l’économie bleue dans les pays du Golfe de Guinée.
Prenaient part à la cérémonie d’ouverture, le vice-Secrétaire générale de l’ONU Mme Amina J.Mohammed , Philémon Yang, président de la 79 éme Assemblée générale, les membres du gouvernement en charge de l’économie bleue, les ambassadeurs, les représentants des Organisations internationales, les partenaires au développement, les experts …Conjointement organisée du 09-10 juillet 2025 au Palais des Congrès sous le parrainage de la présidence de la République par le bureau du PGA, elle a pour but de renforcer l’appropriation et l’impact de l’économie bleue dans les pays du Golfe de Guinée afin de créer des richesses grâce aux mers ,aux océans et aux eaux intérieures dans le but d’assurer le bien-être des populations tout en préservant durablement l’environnement .
Cette rencontre d’envergure mondiale a pour objectifs spécifiques d’adopter la Déclaration de Yaoundé sur l’économie bleue ,d’encourager l’adoption d’un projet de résolution sur l’économie bleue dans le Golfe de Guinée en vue de son approbation par l’UA et par la suite son endossement par l’Assemblée générale des Nations Unies, proposer un ensemble de principes volontaires pour une économie bleue durable et résiliente dans le Golfe de Guinée ,créer un observatoire international sur l’économie bleue en Afrique centrale, promouvoir les meilleures pratiques, l’intégration des données scientifiques et les partenariats entre tous les acteurs de la chaine de valeur de l’économie bleue .
A travers ces assises, le Cameroun ambitionne d’aboutir à plusieurs résultats structurants : adoption de la Déclaration de Yaoundé, formulation d’un projet de résolution à porter devant l’UA et l’ONU, création d’un Observatoire régional de l’économie bleue, définition de principes volontaires partagés, et plaidoyer pour un fonds bleu régional. En dépit d’énormes ressources que regorge la mer, plusieurs Etats riverains des pays du Golfe vivent dans la précarité .Conscient de ce paradoxe, ils sont décidés à relever les principaux défis : au plan environnemental, les changements climatiques ont abouti à l’élévation continue du niveau de la mer, l’acidification, la perte de la biodiversité côtière, la pollution marine .Ajoutés à la persistance de l’insécurité, le trafic de la drogue, la pêche illégale, la contrebande qui constituent des véritables menaces pour les populations et l’économie nationale.
Communautés marginalisées
L’espoir passe par ces assises qui ont permis à Mme Amina J.Mohammed d’expliquer la stratégie pour atteindre les objectifs: « Nous devons travailler main dans la main avec le secteur privé pour accéder aux moyens, créer et rendre incitatif l’environnement des affaires, créer des emplois et un environnement favorable à l’employabilité, susciter des innovations, et accéder aux opportunités à travers l’économie globale, notamment pour la jeunesse et les femmes. Nous devons assurer la sécurité en mer. La piraterie, le les trafics et les crimes transnationales se multiplient dans le Golfe de Guinée. Ce ne sont pas des cas isolés. Ils sont dus, au terrorisme notamment dans le Sahel, l’ ECOWAS, et l’ECANSOM ».
Le représentant du président Paul Biya pense qu’ :« Il s’agit de prendre conscience de nos responsabilités partagées et de proposer une alternative durable à la surexploitation. Nos populations côtières, bien qu’en contact direct avec la mer, vivent trop souvent dans la précarité, sans accès aux infrastructures, aux marchés ou à la formation. Au-delà. Le paradoxe est saisissant .Une richesse marine immense, mais des communautés marginalisées. C’est pourquoi nous devons œuvrer pour que l’économie bleue devienne un vecteur d’emplois décents, d’autonomisation des jeunes et des femmes et de transformation locale. Pour ce qui est des défis sécuritaires, la sureté maritime reste un enjeu transversal sans lequel aucun développement économique ni écologique n’est possible ».
Rappelons que 38/55 pays africains sont des Etats côtiers. Plus de 90% des échanges commerciaux se font par voie maritime. Conscient du vaste potentiel aquatique du continent africain, l’Union africaine considère les océans et les mers d’Afrique comme la nouvelle frontière de la renaissance africaine. Dans son Agenda 2063, l’Organisation continentale fait de l’économie bleue, une priorité pour la construction d’une Afrique fondée sur une croissance inclusive et sur un développement durable .A cet effet, l’UA a adopté en 2019, la stratégie AIM 2050 et la stratégie africaine pour l’économie bleue.
Prennent part à ces travaux qui s’achèvent ce jeudi, plusieurs pays africains: Angola, Bénin, Cameroun, Congo, Cote d’ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Libéria, Nigeria, RDC, Sao Tomé et -Principe.
Joseph Kapo





