Cette une rencontre virtuelle des membres du Groupe Africain s’est tenue le 21 janvier 2022. Au nom du Groupe Africain à l’OMC le porte-parole a relevé les priorités de la population mondiale dont la taille est de (1.3 milliards d’habitants). C’était l’opportunité pour lui, déplorer la faible contribution de l’Afrique au Commerce mondial qui est passée de 5% à moins de 3%. Parmi les raisons qui expliquent cette défaillance, l’on évoque les difficultés des pays africains à intégrer les chaines de valeur mondiales et à obtenir les gains escomptés. Prenant la parole au nom du Groupe Africain, le ministre Camerounais du Commerce a énuméré leurs positions. D’abord concernant la réponse de l’OMC à la pandémie du Covid19 sur le continent africain où seul 10% de sa population est intégralement vacciné par opposition aux pays développés dont le taux atteint pourtant 70%. Ce faible pourcentage (3%) est éloigné des objectifs de 40% fixé par l’OMS.
D’où cette proposition du Mincommerce « la dérogation des ADPIC devra être comprise dans toute réponse et favoriser la diversification des lieux de production des vaccins en Afrique. Le Groupe Africain invite toutes les parties intéressées à travailler à l’élimination des obstacles liés à la propriété intellectuelle en vue de relever le défi de l’inégal accès aux vaccins et prévenir les crises futures…en ce qui concerne la pêche, beaucoup reste à faire ».
Un autre sujet au centre des attentions, c’est la pêche dont beaucoup reste à faire. A en croire le membre du gouvernement l’Accord final attendu devra respecter le principe de responsabilité commune différenciée ,garantir les droits de l’Etat côtier dans la détermination de la pêche illégale, non déclarée et non règlementée (INN), contenir un Traitement Spécial et Différencié efficace et approprié, exclure la pêche de subsistance et artisanale dans la Zone Economique Exclusive (ZEE) et Différencié efficace et approprié, et inclure un seuil de minimas qui couvre les Etats africains, interdire les subventions pour les stocks surexploités, respecter la souveraineté territoriale des Etats, adopter des clauses de notification en fonction du niveau de développement des Etats et de leurs capacités.
L’Agriculture n’étant pas en reste, le Groupe Africain continue de réclamer des reformes efficaces de soutien interne. « Le Groupe Africain appelle à des résolutions urgentes sur le stockage public, le coton et un mécanisme de sauvegarde spéciale conformément aux mandats convenus. Au sujet de la réforme, le Groupe Africain ne cesse de plaider en faveur d’une réforme de l’OMC », a dit à haute voix le chef du département ministériel en charge des questions commerciales.






