
Promotion et développement de la pisciculture
Les entrepreneurs aquacoles du bassin du Dja et Mpomo à l’école
Ils ont été outillés sur les bonnes pratiques à mettre en place afin de booster la production de poissons et par ricochet participer au développement économique du Cameroun tout en luttant contre l’insécurité alimentaire.
C’est la salle polyvalente, Monseigneur Jan Ozca, de Djoandjila, dans le département du Haut Nyong, région de l’Est Cameroun qui a servi de cadre, le 11 août 2023 à cet important atelier d’évaluation des activités piscicoles et des perspectives à court et moyen terme des entrepreneurs aquacoles de cette localité.
Regroupé dans le cadre des actions de la Société coopérative simplifiée des Entrepreneurs piscicoles du bassin du Dja, la quinzaine de participants qui ont fait le déplacement pour le centre Saint Cyprien de formation pratique agropastorale et piscicole et de promotion du « Green Tourism » (CIAP ) de Djoandjila n’a pas chômé. Le temps d’une journée, au cours d’échange interactifs, chacun des participants a tout d’abord présenté les activités qu’il entreprend dans le cadre de la pisciculture. Des échanges qui ont abouti à un partage de connaissance et d’expériences dans l’optique d’une part d’améliorer les étangs piscicoles et l’accès aux alevins de bonne souche. « Il faut quitter du système de collecte des alevins dans les cours d’eaux pour empoisonner les étangs à celui de d’accéder aux alevins de bonne qualité que nous pouvons produire localement » a indiqué à ce sujet, Cyprien Bamzok Ntol, le président de la Coopérative simplifiée des entrepreneurs aquacoles du Bassin du Dja et Mpomo (SCOOP-EPI DJA).
Également, la séance de travail a été l’occasion pour les participants de discuter sur les questions d’alimentation des poissons. Mieux encore, de penser comment trouver des voies et moyens pour avoir accès à une alimentation de qualité, riche et variée. « Mais à côté de ces alimentations importés, on a évoqué un certain nombre d’aliments accessoire, par exemple la culture des mouches qui peuvent produire les asticots comestibles par les poissons. Également la mise en place des compostères dans les étangs est d’une importance capitale », a souligné le président de cette coopérative simplifiée, à l’origine de ce séminaire de renforcement des capacités.
En outre, une découverte a été faite, à savoir que les insectes qui pullulent dans la zone sont aussi comestibles par les poissons. Une expérience faite par les participants, au cours de la phase pratique qui a consisté à la découverte des étangs et à la capture des poissons a effectivement permis de se rendre compte que les poissons consomment ces insectes jetés dans l’eau.
Évidemment, il a été également question pour les participants de tabler sur les difficultés et les risques encourus dans la pratique de la pisciculture dans le bassin de production du Dja et Mpomo. Le premier risque étant les prédateurs humains et d’origine animale. A ce sujet quelques pistes de solutions ont été énoncées, notamment, la possibilité de protéger les étangs avec des filets appropriés pour lutter contre les reptiles, les grenouilles et même des animaux tel que le varan, les martins pécheurs. Quant aux prédateurs humains, il a été évoqué, la possibilité de les sévir durement. Entre autres, il a également été question d’appeler les entrepreneurs piscicole à la vigilance lorsque les grandes pluies s’abattent comme c’est le cas pour le moment dans la zone. Afin d’éviter les pertes encourues en cas d’inondations, il leur a par exemple été proposé de renforcer les digues des étangs.
Signature de partenariat
Le second volet de cet atelier, et pas le moindre a été l’échange entre participants sur la signature d’une convention d’accompagnement entre le Programme d’Aménagement et de Développement intégré de la Boucle minière du Dja et la Zone frontalière adjacente (PADI-DJA) et la SCOOP-EPI DJA). A en croire, Cyprien Bamzok Ntol, ce partenariat permettra aux pisciculteurs d’améliorer de manière efficace les systèmes de étangs mis en place. Il pourra permettre a-t-il ajouté, à très court terme, de disposer dans la localité des alevins de bonne nature, et d’accompagner les jeunes qui veulent s’intéresser à la pisciculture dans le cadre des formations.
L’occasion faisant le larron, cet atelier a in fine permis de faire savoir aux uns et aux autres que le centre de formation de Djoandjila est disposé à accompagner pendant 06 mois, les jeunes pour qu’ ils s’initient et soient aptes à conduire par eux même des actions de pisciculture.






