Transhumance transfrontalière
L’heure de la mobilisation des Fonds auprès des donateurs internationaux
Les experts de huit pays africains réunis à Yaoundé la capitale Camerounaise du 10-12 juillet 2023 dans le cadre de leur deuxième conférence viennent de se séparer pour mobiliser des Fonds de financement de leur plan d’action.
« L’heure est à l’action » a martelé pendant quelques jours, Christian Ruck facilitateur Allemand du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo a invité les partenaires présents aux travaux de N’Djamena en 2019, à concrétiser les engagements pris. Ils visaient une meilleure gestion des effets de l’élevage bovin entre les Etats encore appelés transhumance transfrontalière. Les problèmes de ce secteur ont trait aux conflits avec les agriculteurs, la prolifération des zoonoses (maladies transmises de l’animal à l’homme), la dégradation des aires protégées, la pollution des cours d’eau etc…
Pour aborder ces problématiques et rechercher de solutions durables ce Forum international présidé par Dr Taiga ministre Camerounais de l’Elevage ,des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) représentant du ministre des Relations extérieures, chef de délégation de la partie camerounaise. Y prenaient part, les représentants des pays du Bassin du Congo, du sahel : Cameroun, Niger, Nigeria, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Soudan, Soudan du Sud et du Tchad) .Tous animés par la préoccupation de mobiliser suffisamment de Fonds auprès des donateurs internationaux, pour financer les plans d’investissements et les plans d’action pays. Lesdits plans ont pour objectif d’aboutir à un élevage apaisé.
Un autre partenaire de l’évènement ; la Commission des forêts de l’Afrique Centrale (COMIFAC) dont le représentant a plaidé la cause des Etats impactés par les problèmes identifiés. Sanctus Niragira son président ,par ailleurs ministre de l’environnement du Burundi, a invité les acteurs à se mobiliser pour appuyer ces pays, afin que les problèmes liés à la transhumance soient réduits, à défaut d’être complètement éliminés .La conférence de Yaoundé a brillé par la participation des patrons d’Organisations internationales et communautaires telles que Honoré Tabuna de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC).Le Commissaire à l’environnement de la CEEAC pour sa part, a invité la Communauté internationale des donateurs, à s’impliquer davantage aux cotés des Etats. La conférence s’est intéressée notamment aux questions de la communauté nomade et à celles qui résultent de l’élevage.
« Notre rencontre est l’occasion de faire le point sur la mise en œuvre de la République de N’Djamena et prendre des mesures appropriées pour relever les défis liés aux mouvements transfrontaliers de transhumance entre la région du Sahel et du Nord de l’Afrique équatoriale » a déclaré le Ministre Taiga.La transhumance transfrontalière résulte des déplacements qu’effectuent les éleveurs entre les pays,dans la quête de meilleurs pâturages pour leurs bétails,ainsi que des points d’eau pour abreuver les bêtes.Ils sont confrontés aux difficultés qui les opposent aux communautés agricoles sédentaires et aux populations nomades .D’où la conférence internationale de Yaoundé au cours de laquelle Abdel Rahmane Diop ,chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim )-Cameroun a suggéré que pour une tentative de solution, il convient de poser un diagnostic évolutif sur la phénomène de la transhumance et pouvoir apprécier son évolution. D’autre part, il faudrait veiller à la coordination entre les acteurs qui interviennent dans ce secteur au niveau des États et des partenaires.
Les problèmes qui plombent le secteur de l’élevage sont nombreux: les changements climatiques à l’origine de la transhumance et l’insécurité.Pour y remédier, les experts proposent de multiplier des cadres d’échanges en collaboration avec les pays voisins afin de mieux réguler les flux. Les travaux de Yaoundé auront permis de trouver de consensus politico-médiatiques et diplomatiques pour encadrer les mouvements de transhumance transfrontalière, de présenter et trouver des financements pour la mise en œuvre des plans d’investissements et plans d’action appropriés aux pays concernés .Il était question de capitaliser sur la mise en œuvre de la Déclaration de N’Djamena et prendre des mesures d’urgence en vue de faire face aux enjeux de la transhumance entre le Sahel et le Nord de l’Afrique équatoriale en lien avec la Lutte Anti-Braconnage (LAB) transfrontalière, la dégradation des ressources naturelles, l’orpaillage/mines, l’éco-développement, les traditions et cultures locales. Avec pour trame de fond ,les aspects politico -stratégiques,diplomatiques,opérationnels,programmatiques et de financement de la Déclaration de N’Djamena.Plus de 200 représentants des experts et partenaires techniques et financiers ,les Organisations panafricaines,régionales et sous-diagonales :l’Union africaine,CEEAC, CEDEAO, IGAD, COMIFAC CILSS, CEBEVIRHA, CBLT, G5 Sahel, Club du Sahel ,les Leaders et Co-leaders des trois blocs géographiques ont pris part.
JK




