



Infrastructures stratégiques
Les Etats africains s’engagent à travailler en synergie pour accélérer la mise en œuvre des projets du PIDA PAP II.
La capitale Ethiopienne Addis-Abeba a abrité du 25-27 février 2025, un atelier dans le cadre du mouvement important vers la poursuite de la mise en œuvre des projets du PIDA .En cette circonstance, plusieurs engagements ont été pris par des parties prenantes : accélérer la mise en œuvre des projets d’infrastructures stratégiques, attirer des investisseurs, créer des synergies et susciter l’esprit d’équipe.
Cette importante plateforme a permis d’examiner les progrès et l’impact du Projet d’appui à la mise en œuvre du PIDA (PISP).Ce projet dont le montant de réalisation s’élève à 7 millions de dollars est financé par la Banque africaine de développement(BAD).Son rôle est capital dans l’avancement de la deuxième phase du PIDA (2021-2030), du PIDA (PIDA PAP II).A l’ouverture de l’atelier organisé quelques jours après la tenue du 38 é Sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de l’UA au siège de la CUA du 15 au 16 février dernier , le directeur des Infrastructures et de l’Energie de l’Union africaine, le Dr Kamugisha Kazaura a relevé la nécessité du développement de la collaboration et de l’expertise comme condition de l’évolution du PIDA .Selon ses propos,« cet atelier est l’occasion d’explorer notre expertise, de favoriser la collaboration et d’accélérer la mise en œuvre des projets du PAP II du PIDA à l’approche de l’examen à mi-parcours du PAP II ».
Le PIDA PAP II est composé de 69 projets, dont 18 dans les secteurs de l’énergie,11 dans les TIC,25 dans les transports, et 15 dans l’eau, priorisés et adoptés par les chefs d’Etats de l’UA en février 2021. « Cet exercice devrait permettre d’améliorer la mise en œuvre des projets du PIDA en tirant parti des possibilités de financement disponibles », a déclaré pour sa part Yones Touitha représentant du directeur de l’Industrialisation, des Infrastructures et de l’Intégration Economique à l’AUDA-NEPAD. Il est question d’assurer une grande responsabilisation et une plus grande transparence dans la mise en œuvre. Pour la réussite de sa réalisation, l’AUDA-NEPAD annonce l’établissement d’un tableau de bord numérique en temps réel qui suivra l’avancement des projets, les déficits de financement.
Tableau de bord numérique
Au du récent rendez-vous, les échanges étaient liés à la manière d’assurer la durabilité du programme PISP et d’élargir son soutien pour inclure le renforcement des capacités des communautés économiques régionales (CER).Conscient de son importance, l’AUDA-NEPAD s’efforce d’institutionnaliser des programmes décentralisés de renforcement des capacités pour les communautés économiques régionales (CER) et les agences nationales d’infrastructures. L’aboutissement du PIDA PAP II nécessite de façon globale le déblocage de 16,1 milliards par an .Le nerf de la guerre se faisant de plus en plus rares, plusieurs initiatives sont entreprises par l’Agence d’exécution de l’UA pour y remédier. AUDA-NEPAD explore des cadres d’engagement structurés avec les investisseurs privés et des institutions de financement du développement (IFD).Optimiste, Ibrah Wahabou, chef de l’Unité Infrastructures de l’AUDA-NEPAD a affirmé que les efforts en cours seront encore renforcés au cours de la seconde moitié du PIDA PAP II, ce qui permettra d’accroitre la mobilisation des investissements et d’accélérer la mise en œuvre.
L’atteinte de cet objectif est conditionnée par deux facteurs : l’avancement des projets, la quantité des ressources mobilisées. : « L’engagement dont toutes les parties prenantes ont fait preuve aujourd’hui pour faire avancer ces projets déterminera l’impact que nous pouvons obtenir. Les participants ont également convenu que le succès continu de ces projets dépend des efforts soutenus de tous les partenaires. En particulier pour mobiliser les investissements, renforcer les capacités régionales et relever les défis à mesure qu’ils se présentent», a conclu Ibrah Wahabou .
Joseph Kapo







