
Cacao et Café
Un saut qualitatif visant la transition agro-écologique
La ville de Soa à Yaoundé a abrité du 26 au 28 novembre 2025, l’Atelier de mise à niveau des hauts responsables des services du Premier Ministre, des Ministères de tutelle, des partenaires opérationnels et du personnel du FODECC sur les financements en cours. En présence du représentant du MINADER, Samuel Donatien Nengué, l’Administrateur du FODECC a évoqué les contours du Projet PAIDATA au cœur des échanges.
- l’Administrateur, pourriez-vous nous parler de l’importance de cette initiative pour les producteurs du cacao et du café ?
Le texte qui a été présenté indique ses objectifs. Le premier, c’est véritablement de partager avec les Collectivités territoriales décentralisées et d’autres partenaires, pour qu’ils puissent être à mesure aujourd’hui d’apprécier les efforts de développement qui sont faits au niveau du Fonds de Développement des Filières Cacao et Café en termes d’innovations et d’implémentation des solutions adaptées au financement de l’agriculture moderne. Ces actions-là visent à financer certes le producteur, mais également ce qu’il a de collectif à savoir les infrastructures, les équipements et cette phase d’implémentation de ce niveau de l’agriculture rappelait qu’on puisse associer aux producteurs et aux associations des producteurs les Collectivités territoriales décentralisées.
Auriez-vous un message à l’endroit des planteurs ?
Le message adressé aux producteurs, aujourd’hui, a deux volets. Le premier, c’est que le producteur est adhéré à un mécanisme qui a été développé par les pouvoirs publics, pour l’assister dans le cadre des appuis à travers des intrants agricoles ; le financement des intrants et autres produits nécessaires au développement de l’agriculture. Donc, l’État a mis les moyens à travers la redevance sur les exportations du cacao et du café, et tous ces moyens-là sont canalisés aujourd’hui, au bénéfice de chaque producteur de manière digitalisée. L’avantage, c’est que ce mécanisme qui a été initié en 2020, et qui est aujourd’hui rompu, a fini par séduire au-delà des frontières du Cameroun et des moyens additionnels ont été définis à l’étranger, ils ont été négociés et obtenus. Ces moyens viennent en rajout à ceux que l’État a mobilisés localement. Donc, le producteur a un bénéfice absolu, qui est quintuplé aujourd’hui, parce que les moyens sont substantiels et nous espérons qu’avec ça, il y aura un bond significatif en termes de production. Le fonds FODECC depuis trois ans, c’est 07 milliards chaque année minimum. Et, avec l’appui des partenaires au développement, c’est 07 milliards supplémentaires. Donc, nous commençons à peu près à parler d’une dizaine de milliards chaque année pour compter de 2026. Sur le plan de l’approche qui est présentée, aujourd’hui, à la fois aux producteurs, aux Collectivités territoriales décentralisées, aux médias et aux collaborateurs du fonds, il y a véritablement un saut qualitatif qui est fait, c’est la prise en compte des aspects visant la transition agro écologique. Il s’agit de faire migrer la production vers quelque chose de beaucoup plus structuré, de mieux structuré, de plus intelligent, surtout de résilient. L’idée, c’est de donner aux producteurs les moyens, les outils de devenir demain ceux qui associent à la qualité et la quantité, la durabilité et la santé.
Quel sera l’apport des Mairies ?
Le projet PAIDATA commence donc aujourd’hui. Et, les mairies qui ont été identifiées sont des laboratoires en vue de sa mise en œuvre immédiate. Le projet PAIDATA a été élaboré sur deux ans, dans un premier temps, pour sa phase pilote. Après cette phase, il est naturel, avec l’autorisation du Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, qui en est en fait le véritable propriétaire, que nous examinerons, sur instruction et orientation du ministre, comment éventuellement le poursuivre. Mais, il faudrait nuancer en disant qu’il ne s’agit pas d’un projet conçu comme les autres. C’est un projet qui est parfaitement intégré au FODECC. En réalité, c’est simplement quelques experts mis autour du FODECC, qui travaillent avec son personnel (FODECC). Donc, ce n’est pas un projet excentré, qui viendrait juste pour prêter main forte et s’en aller ; c’est vraiment un accompagnement afin que le FODECC poursuive cette activité sans plus avoir besoin d’aller chercher un appui extérieur ».
Propos recueillis par Joseph Kapo






