













Promotion de l’Import-Substitution
Mme Michele Akamba Ava sollicite le concours du Gouvernement
Le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana après deux semaines d’intenses activités consacrées à la distribution de la Prime Qualité Cacao dans les bassins de production du Cameroun, a effectué une visite de travail à Ayos, département du Nyong et Mfoumou ,région du Centre ce mardi 09 septembre 2025.
En compagnie des autorités administratives et traditionnelles, du Directeur Général de l’Office National du Cacao et du Café (ONCC),Michael Ndoping ,de Omer Gatien Maledy ,Secrétaire Exécutif du Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café( CICC),du Délégué régional du Commerce pour le centre, Alain Romuald Ombede Nama ,il s’est rendu à la nouvelle ferme agropastorale Adjoa Marthe Henriette (FAAMH) située à quelques kilomètres de la ville d’Ayos .
Cette initiative de Mme Michèle Akamba Ava, Ingénieure agronome- option animale créée en mai 2024, spécialisée en la pisciculture comprend environ 1500 porcs. On y trouve des bâtiments de reproduction et ceux d’engraissements. « Nous commercialisons des porcelets pour ceux qui veulent se lancer dans l’élevage .Nous commercialisons également des porcs de 80-100 kg .Nous envisageons en 2026 nous lancer dans la production des saucisses pour ravitailler le marché intérieur .Avant la fin de l’année 2025, nous devons commencer avec la construction d’un abattoir, d’une chaine de froid et une provenderie » a-t-elle expliqué.
Et ce n’est pas tout : «Nous offrons des petits stages aux étudiants de certaines écoles, et avons une équipe permanente .Nous attendons beaucoup de l’Etat .Sur financements propres, à travers la visite de M.le Ministre du Commerce, nous voulons qu’il soit notre porte-parole auprès de ses collègues Ministres, des banques etc. Même avec le Ministère du Commerce, nous voulons être partenaire des ventes promotionnelles .Nous avons déjà quelques contacts au niveau des pays voisins mais, il nous faut un certain nombre d’équipements pour signer des contrats ».
Les difficultés ne manquent pas : « Au cours du mois d’août, nous avons acheté les aliments de 17 millions de FCFA .C’est énorme. La deuxième difficulté, c’est l’énergie. Nous sommes obligés d’avoir un groupe électrogène qui consomme 20-30 litres de carburant par jour .Nous avons tout fait avec ENEO mais …soit le courant est faible ou il n’est pas là .Donc nous avons besoin d’un appui du Gouvernement »,a-t-elle plaidé.
Le patron du commerce qui s’est montré satisfait a salué cette initiative portée par une jeune femme : « Cette ferme répond à la politique d’import-substitution instruite par le Chef de l’Etat qui a appelé les Camerounais à consommer ce qu’ils consomment ».Ce projet rentre dans le cadre de la lutte contre la vie chère, ainsi que la promotion des exportations à travers l’implémentation de la mise en œuvre de la ZLECAF.
Le Cameroun destination privilégiée du Cacao d’Excellence
L’autre temps fort de la descente était la visite des cacaoyères et du Centre d’Excellence du médaillé de bronze d’Amsterdam – Pays-Bas ; Sébastien Mveng Ateba et du site d’extension ,de l’unité de production du cacao de Nguinda-Minfolo-Ayos , fruit d’un partenariat avec la Belgique .Ce producteur qui a fait de l’agroforesterie et des règles de bonnes pratiques post-récolte son cheval de Troie , a suscité beaucoup d’admiration dans ses installations lors des phases de cabossage ,de fermentation et de séchage .
Il a affirmé « qu’au départ, on classait les pays qui produisaient le cacao fin et le Cameroun n’était pas dans la liste .Le rêve commence à se réaliser .Le reste c’est au niveau local .Il faut transformer, apprendre aux Camerounais à consommer du cacao .Avec le cacao, on peut faire beaucoup de choses.1150 tonnes sont attendues cette année».
Grâce à l‘origine Cameroun, le pays se démarque par son cacao rouge -brique, les arômes spécifiques à cause du système de culture pratiqué : cacao sous le couvert forestier, les arbres fruitiers, sa production constante .Le Cameroun a le vent en poupe .Le Ghana et la Cote d’ivoire pourtant sont en début de déclin à cause du changement climatique etc.
L’ingénieur Simon Bassanaga a souligné que: « Le cacao Camerounais est en train de monter en puissance. Il faudra jouer avec les lois de l’offre et de la demande. Le Cameroun doit se préparer dans les 10,15 années à venir, à prendre le leadership du cacao en Afrique ».
L’on a retrouvé sur les parcelles visitées du cacao bio, des arbres fruitiers toutes saisons (goyaviers, orangers, mandariniers, safoutiers …).Très ému, le ministre du commerce a salué la prise de conscience de ce qu’il fallait travailler mieux : « La fève du Cameroun était décriée à l’international à cause de sa piètre qualité. La fève camerounaise se voyait avec une décote systématique de 200 FCFA /kg. Personne n’en voulait sauf ceux qui voulaient pour servir de couverture. Pendant longtemps, le Cameroun a servi d’appoint pour couvrir les pâtisseries, chocolateries … »
Le Gouvernement a pris le taureau par les cornes pour inverser la tendance, de reprendre de bonnes habitudes de fermentation de séchage du cacao .Il a créé des Centres d’Excellence de Traitement Post -récolte .Les conditions étant réunies, l’on note le défilé des industriels qui viennent procéder à la signature des conventions .Grâce aux mesures incitatives mises en place ,les unité de transformation locale du cacao se multiplient.
Le ministre ne cache pas son optimisme : « De 25-30 mille tonnes il y a 6ans, nous sommes à 30 mille tonnes de cacao transformées .Le producteur est désormais au centre du jeu .Le Gouvernement a plaidé la cause des producteurs .C’est une volonté délibérée du Chef de l’État .Les capacités installées du Nigeria sont de deux cents mille tonnes .En plus de l’exportation, notre production tourne autour de quatre cents mille tonnes… ».
L’avenir étant l’entrée en vigueur en fin décembre 2025 de la RDUE ;Règlementation de l’Union européenne qui interdit l’exportation sur son marché de certains produits tel le cacao, le café,… issus de la déforestation, le travail des enfants, il y a lieu pour les acteurs de demeurer optimiste .
Joseph Kapo, de retour d’Ayos






