




Filière des oléagineux
Le Ministre Luc Magloire Mbarga Atangana invite les acteurs à l’application de la norme NC
C’est par une minute de silence en la mémoire de Jacquis Kemleu Tchapgou ,l’ex -Secrétaire Général de l’Association des Raffineurs des Oléagineux (ASROC) par ailleurs Maire de Dschang ,région de l’Ouest décédé le 30 mars dernier à Yaoundé que se sont ouverts ce mardi 02 juin les travaux de la 1ére session ordinaire du Comité ad hoc chargé de la Régulation de la Filière de l’Huile de Palme au Cameroun au titre de l’année 2026 .
La session très courue présidée à la salle de Conférences du Ministère du Commerce par le patron de ce département ministériel, Luc Magloire Mbarga Atangana, président dudit comité, s’est déroulée en présence des représentants des Administrations , des membres de l’ASROC composée des opérateurs économiques , des Associations de Protection et de Défense des Droits et Intérêts des Consommateurs (ADDIC) et des Chambres consulaires .
La réunion s’est articulée autour de l’analyse du marché de l’huile de palme brute, produits dérivés et perspectives ; et la problématique de la répartition des quotas aux industries de la 2 éme transformation .Les travaux se sont tenus à un moment marqué par l’insuffisance chronique de la production nationale brute (450000 tonnes par an).De sources fiables, le déficit structurel s’évalue à plus de 500.000 t/l’an .Face à l’extension des capacités des entreprises implantées et la création de nouvelles usines ,la nécessité d’équilibrer la répartition des quotas s’impose ».
Importation obligatoire
Au cours de cette session, les acteurs se sont accordés sur la nécessité d’évaluer les capacités de raffinage ou de production du savon et/ou la réévaluation technique des unités concernées. A propos de l’analyse du marché le Directeur Général de la SCR MAYA et Cie, Ghassan Jabbour a relevé pour le déplorer le retour de l’huile impropre à la consommation appelée le « vrac » sur le marché .Ce qui n’est pas sans conséquences pour la santé des consommateurs et l’économie nationale. Selon ses propos, « il y a des ventes de vrac qui continuent à être sur le marché .je propose que le sous-comité qui sera créé demande aux administrations de travailler avec les autres».
Pour y remédier, le membre du Gouvernement a invité les acteurs à une meilleure application de la norme NC de l’ANOR .Au sujet de l’approvisionnement des marchés des marchés, le ministre a été clair : « La question de l’huile en vrac a été réglée par la norme qui est d’application obligatoire. Il se pose la nécessité de faire progresser la production par la juste répartition. Nous n’allons pas contourner la nécessité des importations. Il n’y a aucune discrimination dans les importations .On importe pas quand on peut trouver sur place .je vous convie à l’esprit d’interprofession ».
Dans cet environnement marqué par l’implémentation de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF), « si nous ne musclons pas notre capacité de production, rien n’empêchera que le Gabon, le Congo etc viennent prendre place. L’Etat ne pourra pas mettre les barrières »,a-t-il conclu .Parmi les résolutions prises citons la mise en place d’un comité pour parler des prix, la réappropriation par l’Etat de ses missions d’évaluation des capacités, la nécessité de faire progresser la production par la juste répartition, l’obligation de procéder à des importations significatives pour la fin d’année, et la mise en place des comités techniques.
Joseph Kapo





