JOHANNERSBURG-AFRIQUE DULa multiplication des litiges climatiques redéfinit la politique énergétique alors que l’Afrique cherche à renforcer son poids juridique SUD/

La montée en puissance des litiges climatiques redéfinit la manière dont la politique énergétique est définie et appliquée à l'échelle mondiale, les tribunaux fixant de plus en plus les paramètres de l'action climatique. Les procédures consultatives devant la Cour internationale de justice (CIJ) et le Tribunal international du droit de la mer (TIDM) établissent des interprétations juridiques qui s'étendent bien au-delà des frontières nationales, influençant la manière dont les gouvernements réglementent les émissions, approuvent les projets et gèrent les ressources naturelles.

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African Energy Chamber
COMMUNIQUE DE PRESSE
La multiplication des litiges climatiques redéfinit la politique énergétique alors que l’Afrique cherche à renforcer son poids juridique
Des décisions historiques rendues par des tribunaux internationaux redéfinissent les obligations climatiques et les risques liés aux investissements, tandis que la Chambre africaine de l’énergie s’efforce de garantir la représentation des intérêts africains dans un paysage juridique en pleine mutation
JOHANNESBURG, Afrique du Sud, 10 avril 2026/ — La montée en puissance des litiges climatiques redéfinit la manière dont la politique énergétique est définie et appliquée à l’échelle mondiale, les tribunaux fixant de plus en plus les paramètres de l’action climatique. Les procédures consultatives devant la Cour internationale de justice (CIJ) et le Tribunal international du droit de la mer (TIDM) établissent des interprétations juridiques qui s’étendent bien au-delà des frontières nationales, influençant la manière dont les gouvernements réglementent les émissions, approuvent les projets et gèrent les ressources naturelles.Pour l’Afrique, les implications sont considérables. Alors que le continent contribue à moins de 4 % des émissions mondiales, il fait face à une pression croissante pour s’aligner sur des normes juridiques largement façonnées en dehors de la région. Sans une participation plus forte à ces procédures, les États africains risquent de voir leurs obligations climatiques définies de l’extérieur – avec des conséquences directes sur l’industrialisation, l’accès à l’énergie et les flux d’investissement.

Dans ce contexte, la Chambre africaine de l’énergie (AEC) a décidé d’intervenir dans une procédure consultative historique devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. La requête vise à obtenir le statut d’amicus curiae dans une affaire engagée par l’Union panafricaine des avocats, qui vise à définir les obligations climatiques des États au titre de la Charte africaine.

Cette affaire reflète un changement jurisprudentiel plus large. Les procédures récentes et en cours s’appuient sur des arrêts antérieurs tels que Social and Economic Rights Action Center c. Nigeria et Ivorian League of Human Rights c. Côte d’Ivoire, qui ont établi la protection de l’environnement comme une obligation juridique exécutoire tout en affirmant la nécessité de préserver des droits socio-économiques plus larges. Ensemble, ces décisions élargissent la portée des obligations liées au climat dans toutes les juridictions.

Au niveau mondial, les avis consultatifs de la CIJ et du TIDM soulignent que les États doivent faire preuve de diligence raisonnable pour prévenir des dommages environnementaux et climatiques importants – définissant ainsi des attentes plus claires quant à l’interprétation des obligations climatiques en droit international. Si ces interprétations ne vont pas jusqu’à interdire l’exploitation des combustibles fossiles, elles introduisent des exigences plus strictes en matière de surveillance environnementale, d’application de la réglementation et de gestion des risques climatiques à long terme.

Cette tendance affecte déjà le financement des projets pétroliers et gaziers à travers l’Afrique. Les banques et les assureurs se montrent de plus en plus prudents quant au soutien d’infrastructures à fortes émissions, invoquant des risques de réputation et juridiques. Par exemple, Standard Chartered a refusé de financer l’oléoduc d’Afrique de l’Est, d’un montant de 5 milliards de dollars, en raison de la pression de la société civile et des préoccupations climatiques. Ces positions prudentes rendent plus difficile l’obtention de prêts pour les grands projets en amont, empêchant ainsi certaines découvertes d’atteindre la décision finale d’investissement (FID). Au Nigeria, le développement de gisements marginaux est au point mort malgré des réserves prouvées, et les extensions de raffineries susceptibles d’améliorer la sécurité énergétique locale peinent à attirer des financements. Pour combler ces lacunes, des initiatives africaines telles que la Banque africaine de l’énergie voient le jour, reflétant une réorientation des flux financiers en réponse aux risques climatiques et réglementaires.

En conséquence, la capacité du continent à accroître sa production et à répondre à la demande énergétique est limitée. Des projets aux fondamentaux solides peuvent être confrontés à des retards, au risque d’actifs échoués ou à l’incertitude concernant les autorisations. Les projets en aval et de conversion du gaz en électricité – essentiels pour la consommation locale – peinent également à trouver des financements, alors même que les cadres climatiques et juridiques évoluent. Alors que des institutions telles qu’Afreximbank ont garanti 2,5 milliards de dollars pour la raffinerie de pétrole Dangote au Nigeria, le financement de l’amont pétrolier et gazier reste fragmenté face aux obligations climatiques mondiales et au risque de litiges.

En Afrique du Sud, la loi sur le changement climatique (2024) aligne la législation nationale sur les engagements internationaux en matière de climat, et des litiges récents – notamment une décision de la Cour suprême d’appel invalidant l’autorisation d’une centrale à gaz en raison d’une évaluation environnementale insuffisante – montrent à quel point les tribunaux examinent de plus en plus minutieusement les projets énergétiques.

Cette évolution redéfinit les risques pour les investisseurs. L’élargissement des interprétations juridiques – y compris la qualification potentielle de l’inaction climatique en tant qu’acte internationalement illicite – accroît l’exposition des États et des opérateurs privés. Les projets qui ne répondent pas aux normes en constante évolution peuvent se heurter à des obstacles de financement, à des retards ou au risque d’actifs échoués, tandis que les gouvernements peuvent être confrontés à des différends entre investisseurs et États si les changements réglementaires affectent la viabilité des projets.

Dans le même temps, ces évolutions juridiques redessinent la géopolitique. Les États africains s’appuient sur des conclusions juridiques liées au climat pour renforcer leurs revendications en matière de financement climatique, d’allègement de la dette et de transfert de technologies. En présentant les dommages climatiques comme une responsabilité juridique plutôt que comme une simple question politique, le continent gagne en pouvoir de négociation – mais soumet également ses stratégies énergétiques nationales à un examen plus minutieux.

Dans ce contexte, l’intervention de l’AEC garantit que les priorités africaines soient représentées dans les normes juridiques émergentes. La Chambre plaide en faveur d’une interprétation équilibrée qui reconnaisse à la fois les obligations environnementales et le droit au développement, en particulier dans une région où plus de 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité. Les points de vue divergents restent très marqués, les groupes environnementaux réclamant des limites plus strictes à l’expansion des énergies fossiles au titre des cadres relatifs aux droits de l’homme.

« Si l’Afrique laisse son avenir énergétique entre les mains de tribunaux étrangers, nous risquons de voir des politiques conçues pour d’autres continents appliquées ici », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC. « Les litiges climatiques ne constituent pas seulement un défi réglementaire : ils affectent le financement de notre secteur pétrolier et gazier. Les banques se retirent, les découvertes ne parviennent pas au stade de la décision finale d’investissement et les projets qui pourraient alimenter nos ambitions énergétiques restent au point mort. L’Afrique doit transformer ce défi en une opportunité pour définir des normes qui protègent la planète tout en veillant à ce que nos populations, nos ressources et notre croissance ne soient pas laissées pour compte. »

La montée en puissance des litiges climatiques marque un tournant décisif, passant de la négociation politique à l’application juridique. Pour l’Afrique, les enjeux sont clairs : s’engager activement dans l’élaboration de ces cadres ou risquer de devoir s’adapter à des normes fixées ailleurs. Il est désormais essentiel de garantir la représentation africaine dans ces processus, non seulement pour aligner les ambitions climatiques sur la croissance économique et la sécurité énergétique, mais aussi pour obtenir le financement nécessaire afin que le secteur pétrolier et gazier du continent puisse atteindre son plein potentiel.

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MURITANIE/ En-tête Yahoo Mail Yahoo Mail Rechercher Subscribe Accueil Vue Messages IMF PR 26/116 - Mauritania - IMF Reaches Staff-Level Agreement on the latest Reviews under the Extended Fund and Extended Credit Facilities, and the Resilience and Sustainability Facility and on a New 42-Month ECF/EFF Boîte de réception Boîte de réception À : moi · ven. 10 avr. à 21:19 Corps du message Sent to you by the IMF Press Center – to change your user preferences, log in at http://presscenter.imf.org. Contact: media@IMF.org. Replies to this message are routed to an unmonitored mailbox. Mauritania: IMF Reaches Staff-Level Agreement on the latest Reviews under the Extended Fund and Extended Credit Facilities, and the Resilience and Sustainability Facility and on a New 42-Month ECF/EFF FOR IMMEDIATE RELEASE End-of-Mission press releases include statements of IMF staff teams that convey preliminary findings after a visit to a country. The views expressed in this statement are those of the IMF staff and do not necessarily represent the views of the IMF’s Executive Board. Based on the preliminary findings of this mission, staff will prepare a report that, subject to management approval, will be presented to the IMF's Executive Board for discussion and decision. The Mauritanian authorities and IMF staff have reached staff-level agreement on the sixth and final review of Mauritania’s economic program under the Extended Fund Facility (EFF) and Extended Credit Facility (ECF), and the fifth and final review of the Resilience and Sustainability Facility (RSF), and on an new 42-month blended ECF/EFF to help Mauritania address pressing financing needs—resulting from the war in the Middle East—and implement the country’s National Development Plan. The institutionalization of the current fiscal rule and an effective exchange rate flexibility would help Mauritania absorb economic shocks. Accelerating governance reforms, including the timely operationalization of the anti-corruption authority, would consolidate the foundations for sustained private sector-led growth. The new program aims at consolidating macroeconomic stability, reducing poverty, continuing to improve governance, and reforming the state-owned enterprise sector. Washington, DC – April 10, 2026: An International Monetary Fund (IMF) team, led by Felix Fischer, visited Nouakchott during March 31– April 10, 2026, to hold discussions on the Sixth Review of Mauritania’s economic program under the Extended Fund Facility (EFF) and the Extended Credit Facility (ECF), and the Fifth Review of the Resilience and Sustainability Facility (RSF) arrangement, and as well as on a new program in support of the authorities’ policy plans]. At the end of the mission, Mr. Fischer issued the following statement: “I am pleased to announce that the Mauritanian authorities and IMF team have reached a staff level agreement on policies to complete the sixth and final review of Mauritania’s 42-month blended EFF/ECF-supported program and the fifth and final review of the RSF and on a new 42-month blended ECF and EFF arrangements. Subject to approval by the IMF Executive Board, Mauritania will receive a disbursement of SDR 6.44 million (about US$ 8.8 million) under the current ECF and EFF arrangements and up to SDR 59.44 million (about US$ 81.4 million) under the RSF arrangement. The proposed access under the ECF/EFF of SDR 64.4 million (equivalent to US$ 88.2 million or 50 percent of quota) seeks to help Mauritania address financing needs, preserve macroeconomic stability, and implement the country’s National Development Plan centered on achieving Sustainable Development Goals (SDGs). “Economic activity was mostly in line with expectations, with a growth rate of 4.0 percent in 2025, slightly lower than the earlier projection of 4.2 percent. For 2026, growth is projected at 4.8 percent, driven by extractive growth. However, non-extractive growth is expected to slow to 4.4 percent (from 5.1 percent in 2025), reflecting the impact of the war in the Middle East on oil prices and demand. Prudent macroeconomic management over the past three years, has helped Mauritania build fiscal and external fiscal buffers. “The IMF team welcomes the government’s swift response to address the effects of the war in Middle East, that aims at containing the impact on the budget while scaling up well-targeted cash transfers to more than 124 000 vulnerable households. At the same time, it underscores the need to institutionalize the fiscal rule in the law and allow exchange rate flexibility to absorb external shocks, to help preserve macroeconomic stability and enhance Mauritania’s economic resilience. On the monetary policy, the IMF team recommends that the central bank stands ready to raise policy rates in case the recent inflationary pressures turn out persistent. “Performance under the program is on track— all quantitative targets for end-December 2025 have been met. The fiscal adjustment was in line with the program targets due to higher tax revenue and spending restraint. Progress on the reform agenda includes progress to establish the board of anti-corruption authority and the issuance of the request for asset declarations. “The pace of reforms undertaken under the RSF needs to be maintained to continue to strengthen Mauritania’s resilience to climate change. The planned water tariff reform and the incorporation of climate risks in the public investment management framework will help put investments in the water sector on a sustainable footing and improve public investment resilience to climate chocks. “The IMF team commands progress on the structural reforms and encourages the authorities to move swiftly to finalize the implementing decrees of the laws on state-owned enterprises, and the free zone of Nouadhibou. Effective implementation of the declaration of assets and interests’ law and swift appointment of the Directive Council members of the newly created Anti-Corruption Authority is key to support Mauritania’s fight against corruption and enhance governance and the rule of law, consistent with the national anti-corruption strategy. “IMF staff and the Mauritanian authorities have reached an agreement on a successor IMF program that would help Mauritania: (i) consolidate macroeconomic stability by strengthening macroeconomic institutions and policy frameworks; (ii) reduce poverty reduction by strengthening human capital and promoting inclusion; and (iii) improve governance and reform state-owned enterprises sector. “The team met with His Excellency President Mohamed Ould Ghazouani, Prime Minister Mokhtar Ould Diay, Governor of the Central Bank Mohamed Lamine Ould Dhehby, Minister of Economic Affairs and Development Abdallah Souleymane Cheikh Sidia, Minister of Education and the Reform of the Education System Houda Mint Babah, Minister of Health Tidjani Thiam, Minister of Energy and Oil Mohamed Ould Khaled, Minister of Mining and Industry Edy Ould Zeine, Minister of Public Lands, Public Estate, and Land Reform Mamadou Niang, Minister of Hydraulics and Sanitation Amal Mint Mouloud, Minister of Environment and Sustainable Development Messouda Baham Mohamed Laghdaf, other senior government officials, the civil society, the banking association and other representatives of the private sector, and the donor community. “The IMF team would like to thank the Mauritanian authorities and various stakeholders for the excellent hospitality and cooperation and candid discussions during the mission.” Media contact: Mayada Ghazala mghazala@IMF.org (+1) 202.623.7100 Download broadcast quality video from IMF Media Center Follow us: @IMFSpokesperson, @IMFNews , and Facebook Sign up for personalized news & updates from IMF Blog, IMF Finance & Development Magazine, IMF Podcasts and more.

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