








14 e Conférence Ministérielle de l’OMC (CM 14)
Positionner le Commerce comme un levier majeur de réduction de la pauvreté
Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Chief Dr Joseph Dion Ngute , lançait cet appel le jeudi 26 mars au Palais des Congrès de Yaoundé à l’ouverture officielle de la 14 e édition de la Conférence Ministérielle de l’OMC (CM 14 ) .
Près de 4000 délégués des 166 pays membres de l’OMC séjournent dans la capitale Camerounaise qui abrite pour la première fois après Nairobi au Kenya, ce genre de plateforme d’échanges commerciaux dont l’objectif est de donner à cette organisation plus de vigueur afin de mieux gérer les mutations du système commercial international.
Le Mont Nkolnyada qui constitue l’épicentre des travaux a connu à la cérémonie d’ouverture un grand déploiement de l’ensemble national et des artistes pour y apporter une coloration particulière. Le Premier Ministre ,Chef du Gouvernement ,Joseph Dion Ngute ,au nom du Président de la République, Paul Biya ,a procédé au lancement solennel des travaux au cours d’une cérémonie à laquelle prenaient part Madame le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, Directeur Général de l’OMC, les membres du Gouvernement et ambassadeurs dont les Ministres Camerounais des Relations Extérieures, Lejeune Mbella Mbella ,Luc Magloire Mbarga Atangana du Commerce, président de la CM 14 ,la représentante du président de la Commission de l’Union Africaine , Mahmoud Youssouf ;le Haut-Commissaire chargée du Commerce et de l’Industrie, les chefs de Missions Diplomatiques, représentants des Organisations internationales, Vice-présidents de la Guinée Equatoriale et de la Gambie…
Cet honneur pour le Cameroun d’abriter la CM 14 rentre dans l’histoire. Le Cameroun est le deuxième pays africain à abriter ce cadre d’échanges qui vise à permettre d’examiner les défis auxquels est confronté le commerce multilatéral a relevé le PM Chef du Gouvernement .Il s’agit pour lui ,d’une conférence de tous les espoirs et de tous les défis dont la tenue dans la ville des 7 collines est un signe annonciateur des lendemains qui chantent .
Pour y parvenir , il a insisté qu’ il faudra avancer au sujet du programme de travail dans la perspective d’implémenter les changements nécessaires .Etant donné qu’ il est question de positionner le commerce comme un levier majeur de réduction de la pauvreté ,en « contribuant à jeter les bases d’un commerce mondial plus équitable et plus inclusif, aider à réduire les disparités entre les économies, raviver les négociations dans les secteurs stratégiques, particulièrement l’agriculture, faire avancer la transformation digitale, du commerce, renforcer le système multilatéral du commerce ».
30 % de produits africains transformés
L’entrée en vigueur de l’accord sur les subventions à la pêche constitue l’un des moments forts de l’ouverture de la CM14 qui pendant quatre jours a parmi les centres d’intérêts , la place du continent dans le système commercial, la situation des entreprises et des femmes, le développement de l’agriculture …Cet accord qui va limiter les subventions et aides publiques excessives et néfastes accordées par certains pays développés à leurs pécheurs, vise à protéger les océans et les moyens de subsistance.
Selon le directeur général de l’OMC, 20 millions de dollars (11.362 milliards de F CFA) sont déjà mobilisés et reversés dans ce fonds. En dépit des richesses, la contribution africaine au commerce mondial est de 3%.Pour une tentative de solution, à travers des groupes de travail, foras, sessions bilatérales, les acteurs examinent les défis à relever.
Dans cette optique, la patronne de l’OMC ; ex- ministre nigériane des Finances, a invité les ministres à prendre les décisions qui s’imposent en ce qui concerne la gouvernance et le développement. Car, a-t-elle souligné, « le système multilatéral est inchangeable .L’on note l’insuffisance d’implémentation de certains accords .Il est temps d’attaquer les problèmes qui plombent le commerce multilatéral ».
Les opérateurs économiques nationaux tel le camerounais Oussoumanou Malloum, engagé dans l’agroalimentaire, les BTP et la distribution, regrette le fait que dans la filière cacao par exemple, le Cameroun transforme uniquement 30% de la production locale. « Ce qui signifie que la valeur ajoutée, les emplois industriels et les revenus fiscaux partent ailleurs. Si nous ne corrigeons pas cela, la Zlecaf risque de transformer le Cameroun en simple marché d’écoulement au lieu d’en faire une plateforme de production ».
Les femmes chefs d’entreprises fondent aussi beaucoup d’espoir de la CM 14. Cendrine Foning Abessolo Monefong chef d’entreprise s’en explique : « Nous espérons que les résultats de la conférence contribueront à renforcer l’économie locale et à promouvoir l’inclusion économique des femmes et des jeunes. Nous espérons que les discussions porteront sur les mesures concrètes pour soutenir l’accès des femmes aux marchés, la réduction des obstacles commerciaux et la promotion de l’inclusion économique des femmes ».
Pour répondre à la problématique d’accès aux marchés évoquée, les femmes des secteurs cacao et café ont participé avec enthousiasme au Festival Cacao et Café organisé du 26 au 28 mars 2026 par le Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC) à l’hôtel de ville de Yaoundé en marge de la CM 14.Elle se concentre sur les thèmes clés visant à renforcer le commerce numérique et à promouvoir le développement durable sur le continent africain.
Joseph kapo






